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Le secteur culturel se mobilise: des actions organisées aujourd'hui dans plusieurs villes

  • Coronavirus, un an: les acteurs de la culture demandent des perspectives

  • Coronavirus, un an: action de "Still Standing Culture" dans les cinémas

 
 
CORONAVIRUS
 

Des actions symboliques ont été organisées en divers endroits du pays samedi, tout juste un an après le début du premier confinement, pour soutenir le secteur culturel, annonce le collectif "Still Standing for Culture" mercredi dans un communiqué. 80 lieux de cultures y participent, rien qu'à Bruxelles.

Le 13 mars 2020 à minuit, les lieux culturels, tout comme les cafés et restaurants, avaient dû fermer leurs portes pour la première fois, marquant le début d'une série de confinements ciblés. "Un an plus tard, le même schéma est toujours à l'œuvre: certains secteurs sont mis à l'arrêt pour permettre à d'autres, jugés "essentiels", de continuer à tourner à plein débit", regrette le collectif.

"Ce 'modèle belge' qui combine travail, école, magasins et couvre-feu, a évité au gouvernement de refinancer les hôpitaux, préférant mettre en suspens des droits fondamentaux, opposer des secteurs entre eux, et fermer les vannes de nombreuses activités porteuses de lien social, avec les effets que l'on sait sur nos santés mentales."

Face au manque d'assouplissements pour le secteur, des actions seront à nouveau organisées samedi partout en Belgique par les acteurs du monde culturel pour "réaffirmer que le 'modèle' de société à l'œuvre depuis un an n'a rien d'une évidence rationnelle ni d'une fatalité sanitaire", pointe le collectif. "Un an, c'est long pour une gestion 'd'urgence' qui transforme des secteurs entiers en fusibles sans leur donner de perspectives ni leur octroyer d'indemnisations à concurrence des préjudices subis."

Les cinémas d'art et essai rouvriront partiellement

Les cinémas d'art et essai rouvriront ainsi partiellement ce samedi. "Ce samedi à 13h13, certains cinémas feront des actions en extérieur, d'autres ouvriront leurs portes, se transformeront en musées ou en parcours d'artistes, d'autres encore projetteront un film ou une sélection de bandes annonces des prochaines sorties maintes fois reportée...", expliquent les huit cinémas d'art et essai participants dans un communiqué commun, précisant que le respect des règles sanitaires sera assuré.

"On ne peut pas faire de projection donc ce qu'on fait c'est qu'on montre les bandes annonces des films qui seront disponibles au moment de notre réouverture", précise le président du cinéma "le palace", interrogé par notre journaliste Amélie Schildt présente sur place. Les spectateurs ne pourront donc pas profiter d'un bon film en salle puisque ces actions sont symboliques et que les cinémas ne sont pas autorisés à projeter des films.

"On espérait pouvoir ouvrir en avril mais on nous a dit en mai... Ce qui nous fait peur c'est dans quelle conditions?", s'interroge le directeur. Et d'ajouter: "Nous on est prêts on a des protocoles qui sont validés donc qu'on nous laisse faire notre métier!"

Ces actions s'inscrivent également dans le mouvement initié par des théâtres et des centres culturels à l'initiative de la FEAS, qui ont choisi d'ouvrir symboliquement à 13h13. "Le chiffre 13 est porteur de chance et d'espoir (...) Nous espérons ainsi forcer la chance puisque tous les appels à la raison se sont avérés inaudibles", expliquent les organisateurs. Les cinémas Caméo à Namur, Quai 10 à Charleroi, Sauvenière à Liège, ainsi que les salles obscures Galeries, Kinograph, Nova, Palace et Vendôme à Bruxelles prendront part aux actions.

Le Cinema Nova à Bruxelles se réinvente pour faire face à la crise sanitaire et la crise que vie le secteur de la culture 

Le cinema Nova à Bruxelles a décidé de se réinventer pour faire face à la crise que vit le secteur de la culture. Lié aux actions organisées pour soutenir la culture, le cinema est devenu un musée. 

"Il y a toute l'histoire des projecteurs, des moyens de diffusion, des vieilles cassettes, etc. On présente au public comment c'était le cinéma avant", précise Guillaume Maupin, bénévole au cinéma, au micro de notre journaliste Amélie Schildt.

Le cinéma espère ainsi pouvoir reprendre du service en tant que musée, au-delà de l'action d'aujourd'hui. 


 

 




 

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