Le système d'appel d'urgence eCall dans tous les véhicules neufs dès le 1er avril: comment ça marche?

Le système d'appel d'urgence eCall dans tous les véhicules neufs dès le 1er avril: comment ça marche?

Dès le 1er avril, tous les nouveaux véhicules devront être équipés du système d'appel d'urgence eCall, en conformité avec la directive européenne. Ce système d'appel automatique, qui peut aussi être activé manuellement, doit permettre aux services de secours d'arriver plus rapidement sur les lieux d'un accident. Mélanie Renda et Eric Poncelet l'ont testé pour le RTL info 13h.

Le bouton appelé eCall est placé au-dessus du tableau de bord, avec la mention SOS. Par déclenchement des airbags, le système s'active automatiquement et contacte le 112, le numéro d'appel d'urgence.

"Ils vont eux-mêmes prendre en charge toutes les démarches pour faire venir la police, l'ambulance ou chaque instance qui doit être prévenue", explique Alain Reulens, vendeur chez Volvo.

Les secours reçoivent alors toute une série d'informations : la localisation, le nombre de passagers ou encore l'importance du choc. L'objectif est de réduire le temps d'intervention.


Chaque seconde compte

"Chaque seconde peut avoir de l'importance, rappelle Benoit Godart, porte-parole de l'institut Vias. Et on estime que grâce à ce système, dans 15% des accidents, la gravité des blessures des personnes impliquées pourra être réduite".

L'appel peut aussi se faire manuellement. Mais le risque, c'est que les secours soient sollicités pour un pneu crevé ou une panne de batterie.

"On estime que 150.000 appels supplémentaires vont arriver au 112. C'est clair que ce ne sera pas évident à gérer, ce surplus d'appels. Et indéniablement, il va falloir mettre en place un call center qui va filtrer les appels urgents et non-urgents", ajoute Benoît Godart.


200 euros en moyenne

Dès le 1er avril, l'eCall sera obligatoire, non pas dans tous les véhicules neufs, mais pour tous les nouveaux modèles qui sortiront sur le marché. Cet équipement coûte 200 euros en moyenne.

"Il est clair que le client devra payer une partie de cette technologie. C'est quand même une technologie qui est installée dans le véhicule, il y a aussi une carte SIM", explique Christophe Vloebergh, porte-parole de Mercedes-Benz.

Selon l'Union européenne, ce système devrait épargner sur les routes jusqu'à 2.500 vies.

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