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Les agents du service public en grève à Bruxelles: sages-femmes et urgentistes lancent un cri d'urgence

À Bruxelles, les agents des services publics de la capitale sont en grève aujourd'hui. Les hôpitaux publics fonctionnent comme un dimanche et beaucoup d'administrations communale et de CPAS sont fermés. Les manifestants sont allés exprimer leur colère devant le cabinet du ministre- président bruxellois.

L'entrée du cabinet du ministre-président bruxellois est prise d'assaut par plusieurs centaines de manifestants. Ils sont 500 selon la police. 

Comme toujours, des fumigènes, des chants, des pétards... L'objectif est le même depuis plusieurs mois : se faire entendre. 

Nicolas est infirmier urgentiste depuis 3 ans. Au quotidien, la charge de travail devient ingérable. "Aucun respect au niveau de temps de travail, du temps de récupération mais surtout au niveau du nombre de personnel qui est dédié aux soins, explique-t-il. Malheureusement, on a une dégradation au niveau de la surveillance de nos patients du fait qu'on est juste pas assez pour soigner un nombre de patients qui est toujours en augmentation. On veut déclarer nos difficultés ici face aux politiques qui nous gouvernent"


Des salaires bruxellois plus bas qu'en Wallonie et en Flandre

Les syndicats multiplient les actions depuis la rentrée avec des arrêts de travail tous les mardis. Sur la table, le manque de moyens et les salaires bruxellois beaucoup trop bas.

"À l'heure actuelle, on a 15% de différence avec la Wallonie et la Flandre pour le même travail effectué, explique Julio Lozano, délégué syndical CGSP à la commune de Koekelberg. "Nos salaires n'augmentent plus après 27 ans de carrière. Donc, il n'y a plus d'évolution possible financièrement, et ça crée une population est assez pauvre en fin de compte quand on termine sa carrière", explique Yannick Van Boeckel, permanente SLFP à la commune de Molenbeek. 


Les sages-femmes également présentes

Les sages-femmes sont aussi en colère... Le sujet est tabou : elles ne sont plus toujours en mesure de garantir le temps nécessaire à tous les patients. "J'ai envie de les accompagner bien comme il faut mais là, je ne le fais pas comme il faut. Voilà. Parfois, ça m'arrive de devoir gérer trois ou quatre femmes en même temps et c'est pas possible de continuer comme ça", témoigne l'une d'entre elles. 

Une délégation syndicale a été reçue ce matin : le nouveau gouvernement s'engage à dégager des moyens dès le début de l'année, en janvier 2020. 

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