En ce moment
 
 

Les caisses des zones de secours sont vides: "Une personne à désincarcérer ? Le délai est compris entre 20 et 30 minutes"

Les caisses des zones de secours sont vides:
 

Les caisses des zones de secours sont vides. En théorie, leur financement est partagé à 50/50 entre l'Etat fédéral et les communes. Mais en réalité, les villes couvrent près de 80% de ce montant.  

Le redécoupage de la Belgique en 14 zones de secours en 2015 a alourdi la charge financière de certaines communes. Le budget augmente mais c'est inévitable si l’on veut maintenir des secours de qualité.

"Les montants annuels par commune peuvent varier entre 250.000 euros pour les très grosses communes, à 20.000 euros pour les petites", nous a expliqué Stéphane Thiry, commandant de la zone de secours Luxembourg.

Et l'argent n'arrive pas. "Au niveau de la zone de secours, on est dans une situation financière très difficile depuis quelques années. On est dans une démarche d'économies en tout genre, mais là on n'a plus aucune possibilité".

Le commandant donne un exemple parlant. "On peut se retrouver avec un accident de la route, une personne à désincarcérer. Et par manque de moyen, les deux premiers vecteurs qui vont être envoyés sont une ambulance (ce qui se justifie), et le deuxième véhicule, qui dépend de notre manque de ressource, va être un véhicule de balisage". Les véhicules de la zone de secours qui devraient être envoyés pour désincarcérer viendront "d'un autre poste, voisin, et le délai d'intervention serait compris entre 20 et 30 minutes".

Donc pour Stéphane Thiry, une seule solution: "Il faut amener de l'argent, et la seule option qu'on a, c'est de demander aux communes d'augmenter leur participation".

La tâche s'annonce délicate.

 

Vos commentaires