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Les concessionnaires automobiles en passe de modifier radicalement leurs offres pour séduire davantage les jeunes générations et leurs besoins

116.000 personnes ont été au salon de l'auto ce week-end pour l'ouverture ! C'est une hausse de 4,6% par rapport à 2017. Parmi ces visiteurs, il y avait beaucoup de jeunes... Quelles sommes, les jeunes sont-ils prêts à mettre pour une voiture? Que choisissent-ils comme premier achat?

Michaël et Angela viennent de finaliser la commande de leur première voiture neuve. A 26 ans, ils s'offrent une voiture familiale pour une bonne raison. "En juin, la famille va s'agrandir. On s'est dit, qu'avec le salon de l'auto, c'était une bonne opportunité d'acheter une nouvelle voiture". Le couple a comparé avec le marché des occasions, mais il était plus intéressant d'acheter un véhicule neuf.

"C'est une voiture qui répond à nos attentes et c'est tout ce dont on a besoin", commente Michael.

Les jeunes n'achètent donc plus forcément la voiture de leurs rêves, mais privilégient le côté utile et pratique. Comme Avril, à 27 ans, elle vient chercher sa nouvelle voiture neuve, achetée en leasing comme la plupart des jeunes de son âge. Une acquisition familiale, loin de son rêve.

"La voiture de mes rêves, ce serait une voiture puissante qui tient la route, avec laquelle on peut s'amuser et rouler assez vite", commente la jeune femme.

80% des automobilistes de moins de 35 ans favorisent une voiture d'occasion comme premier achat, mais ce qui préoccupe aussi les jeunes aujourd'hui, c'est l'écologie.

Joost Kaesemans, porte-parole de la fédération belge de l'industrie automobile et du cycle (Febiac) partage les préoccupations des jeunes automobilistes: "Est-ce que je prend encore du diesel? Est-ce qu'il y a encore des voitures électriques qui sont vraiment abordables? C'est un souci très clair qu'on ressent très fort, près d'un public très jeune."

Posséder une voiture ne séduit plus forcément. La génération actuelle entre 18 et 25 ans pense d'abord à une mobilité facile: posséder une voiture de luxe n'est plus une priorité.

Serge Istas, secrétaire général de la fédération automobile "Traxio": "Il est tout à fait possible qu'on se dirige à l'avenir vers des formules où la voiture n'est plus possédée mais louée à court terme en fonction des besoins: "Est-ce que j'ai besoin d'une citadine, d'un monospace ou est-ce que je vais me faire plaisir quelques jours avec un beau cabriolet?"

Karl Schuybroek, porte-parole de Renault: "D'ici 2030, 80% de la population va habiter en ville et le problème de la mobilité va se poser et les jeunes s'intéressent de plus en plus au "car sharing", au partage de voiture".

Les concessionnaires pourraient donc à l'avenir devenir des pôles de mobilité où il sera toujours possible d'en acheter, mais aussi d'en louer.

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