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Les écoliers français auront désormais une dictée quotidienne: qu'en est-il pour les élèves belges?

Demain, c'est déjà la rentrée des classes. En France, le grand changement pour les écoliers, ce sera la dictée quotidienne décidée par le ministre de l'éducation.

En France, les millions d'élèves vont connaître la dictée quotidienne dès la rentrée. Chez nous, il n'y a encore aucune obligation en la matière. Mais plusieurs élèves belges se préparent pour la rentrée avec des cours d'orthographe. "Tu trouves ça facile, sauf que quand tu dois retenir toutes les règles, c'est vachement compliqué", confie une élève belge.

"Moi, puisque je viens du néerlandais, j'ai difficile. Parfois, les mots ne s'écrivent pas comme tu les entends et j'ai des fautes", une autre écolière.

Il est vrai que réussir un sans-faute est un objectif difficile à atteindre. Pour Isabelle Brohet, professeur de français, le niveau en orthographe des élèves ne cesse de diminuer. "Le langage des jeunes maintenant, ne fût-ce que par SMS, dégénère beaucoup. On écrit "t'inquiète", "TKT", par exemple. Ca n'aide pas pour l'orthographe. Ils lisent de moins en moins", explique l'enseignante.

Ce constat est partagé par Liliane Balfroid. Cette dernière est surnommée "Madame Dictée" dans le milieu scolaire. Elle organise chaque année un concours. 

En 1997, les fautes d'orthographe l'inquiétaient déjà. "Je pense que le niveau est tout de même un peu plus bas car il y a 10 ans, quand j'ai commencé ce concours, j'avais des dictées plus longues et plus difficiles et plus de sans-faute", expliquait alors l'organisatrice de la dictée du Balfroid en 1997.

Aujourd'hui, la dictée quotidienne est pour elle, la seule solution pour apprendre. "Si vous êtes rigoureux, et sans exagérer parce que 3 lignes ca prend cinq minutes. Ce n'est vraiment pas grand-chose. Mais c'est tellement ponctuel que finalement ça donne des résultats", confie Liliane Balfroid.

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