Les librairies ferment les unes après les autres : voici trois raisons majeures

Selon le syndicat neutre pour indépendant, en moyenne, trois libraires abandonnent chaque semaine dans notre pays. En 2008, il y avait encore 4219 établissements. Dix ans plus tard, il n'y en a plus 3095. Mais ce qui tue les libraires pourrait aussi assurer la survie de certains.

Vicky a repris avec son mari la librairie dans laquelle nous rentrons il y a 21 ans. Depuis quelques années, son commerce éprouve des difficultés. Malgré plusieurs tentatives de diversification et notamment la présence d’un point poste, les clients sont moins nombreux et moins dépensiers. Cela fait trois mois que la gérante n’a pas pu se payer de salaire. "Je ne crois pas que je vais encore tenir longtemps. Vous n'avez pas de challenge quand vous voyez la baisse entre avant et maintenant", soupire-t-elle.

Vicky n’est pas la seule dans le cas. D’après les chiffres du Syndicat national pour les indépendants, trois librairies disparaissent chaque semaine. La digitalisation de la presse, le développement des jeux en ligne et la baisse des ventes de tabac permettent d’expliquer ce phénomène.

Pour survivre, la clé est de se diversifier, même si, on l'a vu avec Nicky, ce n’est pas toujours suffisant. Dans la librairie bruxelloise de Bastien, la livraison de colis permet de maintenir le cap. "Cela représente un quart et jusqu'à la moitié de mon chiffres d'affaires certains mois. En venant prendre leur colis, les gens prennent souvent un magazine, un petit paquet de cigarette, des chewings-gums, etc. qui fait que ça donne un coup de pouce", explique-t-il. Pour contrer la concurrence, les libraires ont encore un atout et c’est peut-être le plus important : le service personnalisé.

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