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Les maisons de jeunes veulent ouvrir le plus rapidement possible pour accueillir la détresse des 12-26 ans

Les maisons de jeunes veulent lutter contre la déprime des 12-26 ans:
 
 

Les jeunes vont de moins en moins bien à en croire les centres qui les encadrent habituellement. Ces institutions évoquent le décrochage scolaire et l'isolement, notamment. Une action a été menée cet après-midi pour exiger que les centres pour jeunes rouvrent au plus vite pour les 12-26 ans.

Les maisons de jeunes veulent rouvrir. Pour ces institutions, il faut impérativement permettre aux 12-26 ans de reprendre leurs activités sociales. Pour se faire entendre, des maisons de jeunes ont organisé une action en extérieur. Nos reporters Fanny Dehaye et Marc Evrard se sont rendus à Orp-le-Jauche où les animateurs et animatrices organisaient un atelier pâtisserie. "Pour les plus de 18 ans ou les jeunes qui ne pourraient pas venir, on le fait en même temps en direct, en live sur Facebook", explique Mélina Peeters, animatrice de la maison de jeunes d'Orp-le-Jauche.

L’idée de ce live sur les réseaux sociaux est de faire participer tout le monde et poursuivre le partage caractéristique de ces centres de jeunes. "On a l'autorisation de faire des activités avec 10 participants, mais uniquement en extérieur et pour les moins de 18 ans, rappelle Vanessa Haté, coordinatrice de la maison de jeunes d'Orp-le-Jauche. Or, on n'a pas envie de devoir faire une sélection en fonction d'un critère d'âge, et d'en laisser sur le carreau".

A la maison de jeunes, ils pourraient être encadrés socialement

Les adeptes de ces espaces sont des adolescents mais aussi de jeunes adultes qui aujourd’hui sont privés de moyens pour décompresser. "On n'a vraiment peu de contacts, témoigne Théa Dossin, membre de la maison de jeunes d'Orp-le-Jauche. Ca pourrait vraiment nous aider d'avoir un contact encadré qui pourrait éviter les dérives. On n'a plus droit à ça. Ça nous rend tristes".

Parallèlement aux activités quotidiennes, les maisons de jeunes mettent aussi sur pied des voyages, des projets de plusieurs mois qui sont tous interdits depuis mars dernier.

A l’heure où le taux de dépression des jeunes s’accroit, assouplir les mesures jusqu’aux adultes de 26 ans leur permettrait de retrouver leurs repères sociaux autour d’un lieu de détente commun. "C'est comme un sport, une soirée au resto… C'est une bouffée d'air frais", estime Camille, participante à l'action menée à Liège par la maison des jeunes de Péry. La jeune femme est présente sur la place Saint-Lambert et porte une sorte de déguisement en forme de bulle. "On a mis des jeunes dans des bulles, ironise Anthony Famard, coordinateur de la maison de jeunes de Jupille. On ne sait pas si c'est ça leur avenir, mais ça, on n'en veut pas".

Aujourd’hui 212 centres de jeunes en fédération Wallonie-Bruxelles attendent des réponses du gouvernement.




 

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