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Ces formations assurent un boulot à la clé: elles souffrent pourtant d'une mauvaise image

Les métiers manuels sont toujours boudés par les jeunes. Ils offrent pourtant de nombreux débouchés. Une main-d'œuvre qualifiée en pénurie. Journée portes ouvertes à l'Athénée royal technique et professionnel de Péruwelz qui tente de revaloriser ces professions d'avenir.

Enriqué, 14 ans, construit une boite aux lettres. La maçonnerie est pour lui une vocation. L’apprentissage professionnel, un véritable choix. Enriqué Mercier, élève de 2e secondaire, section maçonnerie zinguerie électricité, explique au micro de RTL-TVi: "Depuis tout petit, j’aime bien la maçonnerie. Mon parrain est maçon et je fais tout le weekend de la maçonnerie avec lui. J’aimerai faire ça plus tard."


Des sections porteuses

Les bâtisseurs de demain sont ici, mais trop peu nombreux. Bien des secteurs manquent de bras. La construction, le chauffage, la mécanique, l’électricité. Ici, il y a 25 élèves électriciens ou automaticiens. Une section qui a le vent en poupe, mais l’industrie en veut plus pour la maintenance, l’automobile ou même les transports. Olivier Hoyos, chef d’atelier sections industrie et construction à l’Athénée royal de Péruwelz, raconte: "On essaie de tout faire pour sensibiliser les élèves à rejoindre de telles sections avec de l’emploi à la clé. La plupart des élèves qui sortent de notre 6e année technicien-électricien-automaticien trouvent de l’emploi sans difficulté."


Des métiers en pénurie


Chauffage et sanitaire, autres sections à succès avec la tension toujours plus forte pour la gestion des énergies. Une 7e professionnelle pour devenir installateur va même être créée l’an prochain. Patricia Zaeta, préfète de l’Athénée Royal de Péruwelz, détaille: "Nous essayons au maximum d’ouvrir les sections qui sont porteuses, mais ça n’est pas toujours évident. Nous sommes parfois étonnés du peu d’implication des élèves qui ne s’inscrivent pas dans ces sections, alors qu’il y a du travail, il y a des débouchés." Des débouchés directs grâce une formation qualifiante et l’expérience du terrain. Des métiers et leur formation souffrent d’une mauvaise image à tort. La société a réellement besoin d’eux. 

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