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Les personnes vaccinées peuvent attraper le covid: sont-elles parfois hospitalisées ?

 
 

On le sait depuis le début, le vaccin n'empêche pas certaines personnes vaccinées de contracter, malgré tout, la maladie covid-19. Et même, parfois, d'aller à l'hôpital. Mais aux soins intensifs, pratiquement jamais. Enquête.

Le nombre d'hospitalisations pour cause de forme grave du covid est en train de remonter, comme le confirment les chiffres de ce jeudi, notamment. Y compris en soins intensifs, où la plupart des malades sont des patients non-vaccinés.

Confirmation lors de notre visite à Salzinnes, au CHU UCL Namur (site de Sainte Elisabeth). "On n'a pas accueilli de patients vaccinés, ici aux soins intensifs. Sauf ce week-end, c'est arrivé pour la première fois, mais la situation est un peu particulière: la patiente était vaccinée, mais immunodéprimée. Et on sait que ce genre de patient est beaucoup plus sujet aux infections", nous a expliqué Eric Pinck, chef de service. Tous les autres cas arrivés aux soins intensifs, "et on a accueilli des profils hétéroclites (jeunes, plus âgés, avec ou sans facteur de risque), qui avaient tous un point commun: ils n'étaient pas vaccinés".

Dès lors, pour ce docteur, l'efficacité du vaccin ne fait aucun doute. "Je ne dis pas qu'il n'y en a pas l'un ou l'autre qui contracte le virus, mais les formes graves, on n'en voit pas. Le vaccin protège face à une admissions aux soins intensifs".

40% des patients hospitalisés pour covid sont vaccinés

Actuellement, 40% des patients hospitalisés pour covid sont vaccinés, selon les derniers chiffres fournit par Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus (dans notre sujet, tourné mercredi, c'était 35%). Un chiffre qui parait important, mais il faut relativiser. Premièrement, ça ne signifie pas qu'ils sont aux soins intensifs: on peut être hospitalisé pour une détresse respiratoire et recevoir de l'oxygène. Ensuite, dans ces 40% de vaccinés à l'hôpital, il y a principalement des personnes âgées de plus de 75 ans, et qui auraient dû déjà recevoir une 3e dose. 

"Les symptômes tels que la fièvre, l'asthénie (faiblesse générale) ou la fatigue, ça se présente de la même manière (chez certains vaccinés qui sont tout de même malades). Mais chez les patients qui ne sont pas vaccinés, malheureusement, il y en a beaucoup qui évoluent vers une forme sévère, et qui filent en détresse respiratoire ; ils ont besoin de gros débits d'oxygène", poursuit Dominique Butenda, pneumologue au CHU.

"Une arme très efficace"

Même constat chez un médecin généraliste. Bien que confronté à une hausse des cas positifs parmi ses patients vaccinés, il confirme la protection apportée par la vaccination. "La vaccination est une arme très efficace pour éviter les formes graves. Néanmoins, actuellement, on connait une recrudescence, et les vaccinés vont participer un petit peu à cette recrudescence, avec des maladies peu graves. Il faut donc encourager les gens à garder les gestes barrières le plus possible, quand c'est possible", explique Dominique Henrion.

Rappelons que selon les premières études, le vaccin demeure efficace environ 6 mois chez les plus fragiles, raisons pour laquelle les plus de 65 et les immunodéprimés peuvent déjà recevoir une troisième dose.


 




 

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