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L’entretien des tenues des pompiers pose problème: "On est censés nettoyer tous nos équipements dans une unique machine"

Les pompiers exercent un métier pénible. Ils s'exposent à des risques importants en matière de santé. Leurs uniformes doivent être bien nettoyés mais l'entretien laisse parfois à désirer.

Les pompiers vivent en moyenne 10 ans de moins que les autres personnes. En cause: l'exposition régulière à des substances toxiques. C'est ce que révèle une récente étude aux Etats-Unis. En Belgique, une procédure existe.

"Il s'agit d'une réhabilitation des vêtements de travail. Sur les gros incendies, les pompiers doivent se changer sur place. Nous avons un véhicule qui s'appelle le Rehab. C'est un véhicule qui descend sur place et qui donne l'opportunité aux pompiers de se changer avant de rentrer au casernement", nous indique David Bertrand, adjudant à la zone Val de Sambre et délégué syndical CSC.

Le problème est le manque de moyens financiers. Résultat: les pompiers ne suivent pas cette procédure. "Cet équipement doit subir un nombre de lavages et après autant de lavages, on nous demande de le remplacer automatiquement. Mais il faut savoir que comme l'achat de tenues est très onéreux, nous n'avons pas les moyens financiers du fédéral pour se permettre d'acheter les équipements nécessaires à chaque fois pour rééquiper nos pompiers", ajoute l'adjudant.

Les particules que l'on a sur la tenue vont dans l'air.

Les pompiers pointent des équipements onéreux mais aussi un manque de machines spécifiques pour les nettoyer. "Quand on revient d'intervention, notre tenue est sale. On est censés nettoyer tous nos équipements dans l'unique machine que l'on a dans la caserne", assure Xavier Vanderberken, caporal et représentant du personnel pompier.  

Une situation dramatique pour la santé du pompier mais aussi pour les personnes aux alentours. "Les particules que l'on a sur la tenue vont dans l'air. Elles rentrent par la bouche de tous nos intervenants, se déposent dans le camion", précise le caporal. 

Les pompiers souhaitent rendre la procédure obligatoire et disposer d'un budget suffisant pour la mettre en œuvre. 

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