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Les résultats de la dernière campagne BOB sont connus: où en sommes-nous par rapport à il y a 20 ans?

La campagne BOB se clôture sur un résultat plutôt encourageant puisque sur les 438.800 conducteurs contrôlés, seuls 2,1% étaient positifs cet hiver. C'est le pourcentage le plus bas depuis que les campagnes BOB existent. Benoit Godart, le porte-parole de l'institut Vias, était l'invité de Caroline Fontenoy dans le RTL info 13h.

Ce chiffre est très satisfaisant pour Benoît Godart. Pour lui, c'est "la combinaison de la sensibilisation et des contrôles" qui est le secret des campagnes BOB.

Il rappelle qu'au commencement, les chiffres étaient nettement moins bons. "Quand nous avons créé le concept BOB en 1995, le pourcentage de conducteurs positifs était 3 fois plus élevé, et le nombre de contrôle était lui 4 fois moins élevé, souligne la porte-parole de Vias. Il y a 15 ans, on tournait autour de 10% de conducteurs positifs. Donc, on a vraiment fait un bon de chemin".


"Une toute petite minorité"

Benoît Godart veut faire passer un message à ceux qui, malgré tout, prennent la route en ayant bu de l'alcool. "Le conducteur qui continue de reprendre le volant sous l'influence de l'alcool doit savoir qu'il fait partie d'une toute petite minorité, qui d'année en année, a tendance à être de plus en plus petite", ajoute-t-il.


"5.000 familles victimes d'un accident dans lequel l'alcool est impliqué"

Cela veut dire que la peur du policier fonctionne. Mais doit-on pour autant s'orienter vers plus de contrôles, plus de répression pour faire diminuer le nombre d'accidents dus à l'alcool? Pas vraiment selon Benoît Godart.

"C'est clair que ça joue un rôle. Ça a une influence directe sur le comportement des conducteurs. Maintenant, ça ne doit pas être la seule motivation des conducteurs, note-t-il. Il faut savoir que chaque année, environ 5.000 familles sont victimes d'un accident dans lequel l'alcool est impliqué. Et donc, pour ces familles, c'est évidemment très dommageable. Et pour les personnes qui conduisent sous l'influence de l'alcool, qui sont impliquées dans un accident, c'est souvent le début de très très gros ennuis".

L'institut Vias aimerait que les conducteurs pensent à la sécurité routière avant de penser à la peur du gendarme.

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