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Les salles de fitness low cost sont-elles en train de tuer les salles classiques?

Les salles de fitness low cost sont-elles en train de tuer les salles classiques?
 
 

Les patrons des salles de fitness classiques montent au créneau. Ils veulent que l'accès à la profession soit réglementé. Ils veulent aussi un label de qualité. Avec le syndicat des indépendants et des PME, ils partent en guerre contre les salles dites low cost. Des salles qui cassent les prix des abonnements.

C'est l'inquiétude dans les salles de fitness traditionnelles. Les patrons redoutent de l'explosion des salles dites low cost qui proposent des abonnements à des prix extrêmement bas. Ils vont jusqu'à parler de concurrence déloyale et réclament la mise en place d'un accès à la profession et d'un label de qualité.


"L’objectif, moi je pense que c’est de couler les autres et avoir le monopole"

Depuis près de 30 ans, Daniel Drely est patron d’une salle de sport. Comme beaucoup de ses collègues, il constate ces derniers temps que les clients se font moins nombreux. La faute à la crise, mais aussi à l’arrivée massive de ces chaînes de salles de fitness bon marché. Des chaînes dont Daniel dénonce les pratiques. "Les prix c’est déjà quelque chose, mais venir s’installer presque qu’en face de chez vous, je trouve ça quand même narguant. L’objectif, moi je pense que c’est de couler les autres et avoir le monopole et en plus réinstaurer les prix plus élevés après. Il faut contrôler tout ça, parce que, bon écoutez, ouvrir tous les jours, les jours fériés, Noël, Nouvel An, la nuit, ça m’inquiète un peu de voir tout le personnel qui travaille là-dedans. Ou alors ils travaillent pour rien, ils travaillent à deux euros de l’heure alors. Je n’en sais rien, mais ce n’est pas normal."


"Est-ce que l’arrivée du supermarché c’est de la concurrence déloyale pour l’épicier local ? Je crois que non"

"Parler de la concurrence déloyale pour moi, c’est quelque part un peu trop loin, mais je peux bien comprendre que notre arrivée bouleverse le système classique qui était présent depuis des années. Il faut aussi se poser la question : est-ce que l’arrivée du supermarché c’est de la concurrence déloyale pour l’épicier local ? Je crois que non. Et ce qu’on voit à l’étranger, c’est que ces concepts sont déjà là depuis des années. Ils sont arrivés il y a 3-4-5 ans en Belgique et c’est maintenant qu’on se rend compte que ce sont des concepts qui marchent. C’est le consommateur qui est prêt à s’inscrire dans un tel concept. Parler d’une concurrence déloyale, je crois que c’est un peu compliqué, mais c’est vrai que le marché change fortement", a répondu Francis Ottevaere, fondateur de Fitness Jims qui compte 14 salles à bas prix en Belgique, au micro de Nathalie Pierard pour Bel RTL.




 

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