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"Il faut prouver que c'est un terroriste": l’Algérien menacé d’expulsion par Francken s’exprime

Une polémique oppose un juge liégeois à Théo Franken. Contrairement à deux jugements précédent, le juge du tribunal de première instance de Liège  interdit, sous peine d'astreinte, l'expulsion d'un Algérien. Ce dernier est en séjour illégal en Belgique et est considéré comme dangereux par les services de renseignements pour ses liens avec les milieux terroristes. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration estime la décision "incompréhensible".

La décision du tribunal de première instance de Liège a été prise mercredi. Mohamed Bouhafara peut rester sur le territoire belge. Son état de santé l’exige selon la justice. "C’est plus qu’un soulagement pour moi parce que je suis ici pour me soigner et j’ai trouvé de bons médecins ici", explique Mohamed Bouhafara au micro de Samuel Ledoux et David Muller. Un point de vue appuyé par son avocat, Lotfi Ben Letaifa "Monsieur a un sérieux problème de santé, on l’autorise à rester ici parce que c’est la vie humaine qui est en jeu".


"C'est absolument nécessaire de le rapatrier"

Cet algérien de 41 ans en séjour illégal est surveillé par les services de renseignement depuis plusieurs années. Son épouse a été la première femme revenant de Syrie à avoir été arrêté en Belgique. Pour Théo Francken, la décision de la justice liégeoise est incompréhensible car l’homme est considéré comme dangereux par la Sûreté de l’Etat. "Je pense qu’il y a beaucoup d’éléments manifestes pour dire que c’est absolument nécessaire de le rapatrier le plus vite possible", affirme Theo Francken, le secrétaire d’Etat N-VA à l’Asile et la Migration.

Le juge a imposé une astreinte de 500 euros par jour si l’homme restait détenu. Mohamed Bouhafara se trouvait depuis deux mois au centre fermé de Vottem près de Liège en vue de son expulsion vers l’Algérie. Aujourd’hui, il est libre et vit à nouveau en région verviétoise. "Il faut prouver que la personne est un terroriste ou un radical. Mais dire cela de quelqu’un sans le connaître c’est grave", estime Mohamed Bouhafara. Le secrétaire d’Etat Theo Francken promet de "faire tout pour le retrouver mais cela ne va pas être facile", pense-t-il. Le cabinet de Theo Francken a déjà introduit un recours contre ce jugement.

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