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Maatala, manager de Joel Tambwe: "Ce combat est la porte d'entrée vers un nouveau monde"

Maatala, manager de Joel Tambwe:
 
 

(Belga) Joel Tambwe Djeko (17 victoires, 2 défaites, 1 nul) qui ne pèse pas plus de cent kilos, en avait donc laissé plus d'un sceptique il y a un an, en décidant de monter dans la catégorie des lourds. Mais c'était quand même bien vu de sa part puisqu'à 31 ans, le Bruxellois établi à Londres où il s'est préparé au Fitzroy Lodge Boxing Club, obtient enfin la chance imprévue - il bénéficie du désistement du Croate Petar Milas - de conquérir un titre qui compte, celui de champion EBU de l'Union Européenne, face au Français Tony Yoka, champion olympique.

"La porte d'entrée vers un nouveau monde, même si elle ne va pas s'ouvrir toute seule", commentait avec envie son manager Yassine Maatala, pour l'agence Belga, mercredi peu avant le départ pour la Loire Atlantique. "Cet enjeu doit être une source d'extrême motivation, et non d'un blocage. Il ne faut bien sûr jamais envisager une seule seconde la défaite, tout en sachant qu'elle n'est pas synonyme de fin du monde. Sinon on monte paralysé sur le ring." Ce titre qui ne va pas tomber du ciel, il faudra le conquérir aux dépens de Tony Yoka, 28 ans, ce vendredi 5 mars à la H Arena de Nantes, lors d'un gala à huis clos retransmis par Canal + et Voo Sport (à partir de 21 heures). Un travail d'Hercule, quand on sait que Yoka est une véritable superstar du sport français, champion olympique invaincu en neuf combats chez les professionnels, dont la carrière est toutefois en phase de redémarrage après une suspension d'un an pour dopage, ou plutôt pour trois manquements aux obligations de localisation. Il n'est donc pas, ou du moins pas encore, au niveau top du top des Tyson Fury, Anthony Joshua et autres Deontay Wilder... De plus son dernier combat du 27 novembre 2020 contre l'Allemand Christian Hammer, certes victorieux, n'a pas convaincu. Le genre de réflexion qui a le don d'irriter Yassine Maatala. "D'abord parce qu'un combat n'est pas l'autre", rappelle-t-il, "et que se baser uniquement sur celui-là serait donc une grave erreur. Mais surtout parce que son succès contre Hammer ne souffre aucune discussion, ainsi qu'en témoigne le pointage des juges (trois fois 100-89, ndlr), et qu'il s'agissait quand même d'un adversaire de qualité. Je ne vois donc pas ce que Yoka aurait dû faire de plus pour convaincre et il est toujours invaincu, ne l'oubliez pas." "Sans doute", approuve Joël Tambwe Djeko, "mais je vais quand même très vite lui faire comprendre que je ne suis pas Hammer, dont le bagage technique est inférieur au mien. Je pense d'ailleurs qu'aucune des neuf victoires de Yoka ne prouve qu'il est invincible. Tant mieux si les gens s'imaginent que je ne tiendrai pas trois rounds contre lui. C'est une source de motivation supplémentaire. Je veux l'emmener en enfer, l'obliger à reculer." Le Français aura toutefois l'avantage du terrain, même à huis clos, de la taille (2 centimètres de différence), du poids (il pèse environ 108 kg). "J'ai vu la liste des officiels désignés pour ce championnat", coupe Yassine Maatala. "Il n'y a aucune crainte à avoir sur ce plan. Ce ne sont pas des gens influençables..." Enfin l'épouse de Tony Yoka, Estelle Yoka Mossely, également championne olympique, disputera un championnat du monde IBO féminin des légers contre l'Allemande Verena Kaiser, au cours du même gala. (Belga)




 

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