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Marche pour le climat: la ministre de l’environnement "comprend l'impatience", mais défend son action

Plus de 12.000 jeunes ont défilé hier à Bruxelles pour réclamer aux politiques d'agir pour la planète. Nous sommes allés à la rencontre des différents ministres de l'environnement. Reportage de Claire Sadzot et Benoît Elsen.

Une jeunesse en colère qui demande des actions concrètes. La ministre de l’environnement Céline Fremault dit entendre ces revendications : "Il faut pouvoir faire en sorte d’accélérer évidemment le rythme politique parce que ce cri, il est là. Il est légitime, il est porté par les jeunes, par toutes les générations", dit-elle. Puis, la ministre souligne que les jeunes devraient commencer par eux-mêmes à changer leurs habitudes. "Il faut que chacun puisse être dans son quotidien acteur de changement. C’est-à-dire modifier ses comportements en termes de déplacement, en termes de consommation, d’alimentation durable, c’est essentiel aussi".


"Des changements qu’on ne voit pas immédiatement"

La ministre se défend : isolation des bâtiments, transport, sensibilisation… de nombreuses actions sont menées mais il est difficile pour les étudiants de s’en rendre compte. "Quand vous prenez la décision de rehausser les ambitions climatiques à 55%, c’est ce qui est demandé et que vous mettez en place cette trajectoire, ce sont des changements qu’on ne voit pas immédiatement et qui doivent être travaillés pour être pris aussi au sérieux et faire en sorte que les objectifs qui sont fixés se réalisent concrètement avec des changements au quotidien", explique-t-elle. Et Céline Fremault d’ajouter qu’elle "comprend l’impatience".


"Nous ferons plus"

De l’impatience et surtout de la désillusion. Sur Twitter, le ministre fédéral de l’environnement Marie-Christine Marghem veut montrer son soutien au mouvement. "Je ne suis pas du genre à faire l’autruche. S’ils manifestent pour nous demander de faire plus, nous ferons plus", écrit-elle sur le réseau social. Mais elle s’attire ainsi les foudres de nombreux internautes. Changement climatique et action politique, la confiance n’est pas encore gagnée...

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