Mode: devenue un vêtement à part entière, la lingerie a un "impact sur l'énergie du matin"

Ce secteur de l'habillement est l'un des seuls à ne pas connaître la crise. La lingerie féminine a toujours autant de succès chez nous, de plus en plus même. Un domaine dans lequel il y en a vraiment pour tous les goûts et tous les portefeuilles. Nathanaël Pauly et Pascal Noriega font le point pour RTL Info.

Elle peut être colorée ou plus sombre, sobre ou plus original, glamour ou discrète,… En matière de lingerie féminine l'inspiration semble sans limite. "Je cherche un beau modèle, qui conviendra à ma morphologie, qui me soutient correctement. Une belle dentelle, que le soutien fasse 'waouh' " témoigne une jeune cliente. "Je réserve un budget et je préfère acheter moins mais des choses de qualité!" confie une autre cliente.     

Au départ, considérée comme accessoire, la lingerie s'impose désormais comme un vêtement à part entière. Alexandra Michaux gère un commerce à Wavre depuis trente ans. Aujourd'hui, malgré la concurrence, surtout celle d'internet, sa clientèle est toujours là. "C'est quand même difficile d'acheter de la lingerie via internet. Nous on a un site, on se rend bien compte de la difficulté alors vous avez quand même quelques grands qui vendent bien mais majoritairement, je pense qu'on préfère essayer sa lingerie. Il y a une question de confort et beaucoup de tailles." dit-elle.

En moyenne, une cliente débourse une centaine d'euros par an pour de la lingerie. Ce qui représente un cinquième de ses dépenses en vêtements. Un secteur en constante évolution, dans lequel Marie Van Gils a décidé de se lancer il y a quatre ans. Après ses études, cette styliste bruxelloise a créé sa propre marque. Une marque de sous-vêtements belges et haut de gamme. "Il y a très peu de femmes actuellement qui oseraient sortir sans soutien-gorge. Ça fait partie du dress code féminin. Des pièces qui ont leur importance, qui ont beaucoup d'impact sur l'énergie du matin et sur l'attitude qu'on va avoir pendant la journée" explique la styliste Marie Van Gils.

A l'opposé des grandes chaînes de magasins, Marie fait le pari d'une production locale, avec des matériaux de qualité. Chaque sous-vêtements et fabriqué à la main dans son atelier. Un ensemble est vendu entre 200 et 250 euros. "Ce qu'on propose est assez loin des 2 minutes 30 de montage de soutien-gorge de grande marque. On est sur 6 à 9 heures (de travail). Je le vois avec les filles de ma génération, on a vraiment un ras le bol par rapport à la lingerie très commerciale qui n'est pas réellement adaptée, qui fait généralement mal. Il y a un retour à quelque chose de plus recherché, de plus design aussi…" ajoute la styliste.

Du prêt-à-porter au luxe, la lingerie séduit tous les publics. Dans l'habillement c'est l'un des secteurs qui s'en sort le mieux, relativement épargné par la crise ces dernières années.

Pour le futur, Marie s'intéresse de près à l'impression 3D. Des idées pour surprendre dans un secteur qui traverse les modes et tente aussi de les inventer.          

Vos commentaires