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Namur : Maxime Prévot se dit favorable à l'abri de jour mais à "un endroit approprié"

Namur : Maxime Prévot se dit favorable à l'abri de jour mais à

(Belga) Suite à l'interpellation de deux conseillers communaux (PS et Indépendant) quant à la création future d'un abri de jour à Namur, le bourgmestre Maxime Prévot (cdH) a rappelé qu'il ne s'opposait pas au projet, mais que l'endroit prévu était selon lui "inapproprié", a-t-il indiqué jeudi lors du conseil communal. Fin mars, un généreux donateur décidait de donner 1 million d'euros pour la création d'un accueil de jour pour SDF, le tout négocié par l'ASBL Educ'action et dignité.

En mars dernier, la presse locale annonçait que l'asbl Educ'action et dignité avait réussi à négocier auprès d'un mystérieux mécène un don d'un million d'euros pour la création d'un abri de jour au 78, rue Saint-Nicolas à Namur (lieu vide appartenant au CPAS). Avec cet argent, l'asbl était certaine de financer les travaux, mais aussi d'assurer de payer un loyer pendant les cinq prochaines années. Dans ce lieu pour lequel le CPAS n'a pas encore marqué son accord, l'abri pourrait accueillir 40 personnes et pourrait ouvrir à l'hiver prochain. L'annonce au début bien accueillie, a pourtant suscité une crainte des habitants qui ont récemment déposé une pétition d'une centaine de signatures contre l'implantation de l'abri dans leur quartier. De son côté, le bourgmestre a rappelé qu'il était "évidemment" favorable à ce type de projet, mais que l'endroit était "inapproprié". "En effet, si la démarche de création de pareil outil est généreuse et que l'on ne doit évidemment pas négliger ce million d'euros inattendu d'un mécène bruxellois. (...) Il faut aussi clarifier la manière dont le travail social qui sera effectué dans cet abri de jour s'articulera avec tous les autres acteurs sociaux (relais social, DUS, etc) et à ce jour rien n'est clair en la matière", a-t-il déclaré. Il craint également que la mise en place d'un tel outil dans un quartier où de rares commerces de proximité peinent à subsister ne soit malheureux. De son côté, le président du CPAS reste convaincu de la nécessité d'un accueil de jour à Namur, est favorable à la co-construction et une bonne concertation autour de ce projet et estime que des garanties doivent être fournies aux riverains. En attendant, il continue dans sa recherche de l'endroit approprié, mais espère aussi une ouverture pour la fin de l'année. (Belga)

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