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Le Premier ministre appelle à la solidarité nationale: "Aucune règle ne peut battre ce virus, mais bien 11 millions de Belges"

 
CORONAVIRUS
 

Alexander De Croo a livré une introduction de chef d'Etat vendredi matin, à l'heure de l'annonce de nouvelles mesures restreignant nos activités sociales (sport, culture, etc). Il en appelle à l'union nationale face au coronavirus, rappelant que tout dépendait finalement de notre comportement.

Avant de céder la parole aux responsables régionaux, notre nouveau Premier ministre Alexander De Croo a tenu une longue introduction dans les deux langues, pour mettre en contexte les mesures visant à freiner la deuxième vague de l'épidémie.

"Les mauvais chiffres annoncés la semaine passée ont continué (à augmenter), ce n’est pas une surprise, on l’avait dit. On voit cependant qu’avant il y avait 7 provinces dans le rouge, et maintenant il y en a 9. C’est pour ça que la semaine passée, nous avions décidé toute une série de restrictions, que nous avons mises en place, avec un seul objectif : immédiatement limiter au maximum les contacts qui ne sont pas nécessaires. Depuis ce lundi, les cafés et les restaurants sont fermés, nous ne pouvons avoir qu’un seul contact rapproché, il y a un couvre-feu sur tout le territoire entre minuit et 5h, et il y a une interdiction de vendre de l’alcool après 20h", a déclaré notre Premier ministre vendredi matin, qui a ensuite fait preuve d'empathie.

Nous appuyons sur le bouton 'pause'

"Je sais que ce sont des mesures qui sont dures, ce sont des restrictions drastiques de nos libertés, et je comprends que beaucoup de gens se posent des questions. Nous appuyons le bouton 'pause' pour un objectif: veiller à ce que nos médecins et nos hôpitaux puissent continuer à faire leur travail, que nos enfants puissent continuer à aller à l'école, que nos entreprises puissent continuer à fonctionner, et que nous préservions au maximum le bien-être mental de notre population".

La durée des mesures dépend de notre comportement

11 millions de Belges peuvent battre le virus

Alexander De Croo a appelé à l'union nationale. "Nous instaurons un périmètre de sécurité autour des éléments qui sont importants pour notre société. A un moment où le virus est vraiment répandu partout, nous ne pouvons pas permettre à trop de gens d'être ensemble à la même place. C'est pour ça que nous adoptons des règles plus restrictives (les voici en détails). Mais la durée des mesures, elle dépend surtout de notre comportement: aucune règle, aucune loi ne peut battre ce virus. Les seuls qui peuvent le faire, c'est nous, avec notre comportement collectif. Si on arrive à devenir une équipe très solidaire, une équipe qui travaille dans un sens, on peut battre ce virus. Ce ne sont pas les règles qui le feront, ce sont les 11 millions de Belges, ensemble. Nous savons qu'on parle de limiter les contacts, de garder les distances, de porter un masque, de laver ses mains. Ces règles sont la prolongation des décisions prises vendredi, dans d'autres domaines".

Si vous êtes fort, aidez les autres

Le Premier ministre sait que c'est difficile mais encourage l'altruisme. "A toutes les personnes qui sont touchées sur le plan économique, sachez que nous allons tout faire pour vous soutenir. C'est un moment de crise nationale, et c'est un moment de solidarité nationale. C'est le fil rouge de la politique que nous menons tous ensemble, et chacun dans son gouvernement. Mais à côté de cela , je vous demande de prendre soin de vous-mêmes et des autres. Les semaines et les mois qui nous attendent seront des moments difficiles. A partir de dimanche, les soirées seront de nouveau un peu plus courtes, et si aujourd'hui, vous-mêmes, vous êtes suffisamment fort, vous pouvez peut-être être l'épaule sur laquelle une autre personne peut s'appuyer. Partagez vos forces et vos énergies. Ça peut sembler des grands mots, mais finalement, ce sont les petits gestes qui font parfois la différence. Prenez le temps d'appeler une personne en difficulté, ramenez-lui des courses du supermarché. A un moment dans notre vie, nous pouvons tous être dans une situation de vulnérabilité, donc si vous êtes fort, pensez aux autres. Pensez aussi à notre personnel soignant. C'est la bonne conclusion".

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