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Nouveau stade national: qui va payer?

 
 

Un accord est intervenu concernant le nouveau stade national. Il sera bien construit sur le parking C, derrière les palais du Heysel. Régions flamande et bruxelloise ont donné leur feu vert. Du coup, Bruxelles se porte candidate comme ville pour accueillir un match de l'Euro 2020. Mais qui paiera ce nouveau stade ?

Le ministre-président bruxellois Rudy Vervoort (PS) était l'invité de Bel RTL ce matin. Il a répondu aux questions de Fabrice Grosfilley, notamment concernant le financement du nouveau stade national.

Fabrice Grosfilley : Est-ce qu’il y aura oui ou non une piste d’athlétisme et des tribunes rétractables sur le nouveau grand stade national ?

Rudy Vervoort : Depuis le début, c’est toujours la même réponse que je donne : si c’est financièrement réalisable oui !

Fabrice Grosfilley : Vous connaissez les prix maintenant, vous avez regardé le catalogue.

Rudy Vervoort : Il ne suffit pas de connaître les prix, il faut savoir s’il y a un investisseur qui sera prêt à se lancer puisque depuis le début nous le disons aussi, c’est un investissement privé.

Fabrice Grosfilley : Donc c’est le secteur privé qui va payer ?

Rudy Vervoort : Bien sûr.

Fabrice Grosfilley : On parle de 300 millions, correct ?

Rudy Vervoort : Oui.

Fabrice Grosfilley : Vous êtes sûr que le contribuable ne va pas mettre la main à la poche ? En France le grand stade, il a coûté 364 millions et il est loin d’être rentable, donc finalement ce sont les pouvoirs publics qui paient. On n’est pas dans le même scénario ?

Rudy Vervoort : Non. À Amsterdam, le stade est rentable, c’est un autre concept. Il y a un club résident, ce qui n’est pas le cas au stade de France, donc il y a un autre modèle économique qui est choisi et qui nous inspire mieux que celui de l’exemple français.

Fabrice Grosfilley : Donc si c’est le privé qui paie et qui l’organise, c’est pour y faire des concerts, des matchs de foot, pour l’équipe nationale et pour un club résident, le Sporting d’Anderlecht…

Rudy Vervoort : Ce sera au Sporting d’Anderlecht de se prononcer, je lis avec intérêt ce que dit Constant Vanden Stock auquel je rends hommage, parce que lui, depuis le début, il tient le même discours.

Fabrice Grosfilley : Donc ce sera le Sporting d’Anderlecht et donc on ne sait pas encore s’il y aura une piste d’athlétisme. Si il n’y a pas de piste d’athlétisme parce que les clubs de foot n’aiment pas spécialement avoir des pistes d’athlétisme, parce que ça éloigne les tribunes, on mettra l’athlétisme où ?

Rudy Vervoort : Il faudra trouver une solution pour le Van Damme. Je pense effectivement qu’on ne peut pas non plus opposer les sports les uns aux autres, mais il y a des réalités économiques, et il faut que le Van Damme puisse trouver sa place à Bruxelles.

Fabrice Grosfilley : Dans tout ce plan, il y a quand même un petit détail, c’est qu’il faut trouver l’investisseur privé. Qui s’en charge ?

Rudy Vervoort : C’est l’Union belge qui va évidemment avoir la main pour construire le plan financier. Évidemment le club résident éventuel pourra aussi être partie prenante au montage financier.

Fabrice Grosfilley : C’est à eux de trouver les investisseurs privés ?

Rudy Vervoort : Bien sûr.

Fabrice Grosfilley : Donc vous, vous dites, on a trouvé le terrain, on vous a trouvé une solution politique, à vous de vous débrouiller. Imaginons que les Diables rouges par malheur n’aillent pas au Brésil, est-ce que ça remet tout le plan par terre ?

Rudy Vervoort : Non, pas du tout, mais de toute façon ils iront au Brésil.

Fabrice Grosfilley : C’est la méthode Coué là ?

Rudy Vervoort : Non je suis un homme optimiste

Fabrice Grosfilley : Vous les accompagnez en Écosse ?

Rudy Vervoort : De cœur, parce que je serai au Baudouin pour assister au Mémorial Van Damme.


 

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