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Numericable refuse de céder au chantage de hackers: les données de 6.000 futurs clients bientôt publiques?

 
 

De plus en plus de sociétés belges sont piratées par des hackers informatiques. Dernière en date : un opérateur de télécom qui refuse de céder au chantage.

La police fédérale le confirme: de plus en plus de sociétés voient leur système informatique piraté en Belgique. Dernier en date: l’opérateur télécom Numericable. Des hackers ont subtilisé les coordonnées de 6.000 de ses futurs clients, en échange d'une rançon.

Un courrier électronique de menaces envoyé par des hackers appelés Rex Mundi

Mardi dernier, le responsable informatique de Numericable a découvert dans sa boîte mail un courrier électronique de menaces envoyé par des hackers appelés Rex Mundi. Dans le courriel, les pirates annonçaient à l’opérateur qu’ils étaient parvenus à dérober une base de données de 6.000 futurs clients. "Les hackers ont réussi à obtenir les données des demandes d’information via notre site web, mais n’ont pas réussi à obtenir les données de nos clients pour la bonne raison que nous avions tout séparé et les données n’étaient pas accessibles via le site", a expliqué Martial Foucart, responsable informatique de Numericable, au micro de Sébastien Degrave pour RTL TVI.

"On ne cède pas au chantage"

La faille de sécurité a été corrigée depuis lors, mais les Rex Mundi ont continué à menacer Numericable de publier l’entièreté des informations volées si la société belge n’acceptait pas de payer 22.000 euros avant mercredi matin. Moins de 48h avant la fin de l’ultimatum, l’opérateur maintient toujours sa position. "On ne va rien faire, comme décidé, on ne cède pas au chantage. On a fait le nécessaire, on a déposé plainte et on a communiqué sur cette attaque et donc aujourd’hui rien ne change au niveau de notre dispositif", a indiqué Lise-Marie D’Hooghe, directrice du marketing de Numericable.

Loin d’être un cas isolé

À la Federal Computer Crime Unit, l’unité de la police qui lutte contre la criminalité informatique, cette affaire est loin d’être un cas isolé, ce phénomène serait en pleine expansion. "On a une augmentation de ce nombre de dossiers, en tout cas de demandes de rançon après avoir volé des données dans les banques de données des entreprises. Ces banques de données ne sont pas suffisamment protégées parfois et donc ça entraîne une possibilité pour les hackers d’avoir une monnaie d’échange importante", a révélé Laurent Bonameau, commissaire à la Federal Computer Crime Unit.

Les pirates informatiques semblables aux Rex Mundi se rendent coupables d’extorsion et d’association de malfaiteurs, ils encourent jusqu’à 15 ans de prison.




 

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