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Pédophilie au sein de l'Eglise: comment les victimes seront-elles indemnisées?

 
 

L'Eglise catholique belge a reconnu sa responsabilité morale dans les scandales des prêtres pédophiles et s'engage à indemniser les victimes.

Les évêques et les supérieurs religieux acceptent, comme le propose la Commission parlementaire "abus sexuels", de coopérer avec les experts de la Commission de suivi à la mise en place d'une forme pluridisciplinaire de procédure d'arbitrage, pour les faits prescrits dont les cours et tribunaux ne peuvent plus connaître, a annoncé lundi la Conférence épiscopale.

"Ca ne va pas prendre des mois"

Les responsables de l'église ont pris cette décision après avoir examiné "avec une grande attention" les conclusions de la Commission spéciale relative au traitement d'abus sexuels et de faits de pédophilie dans une relation d'autorité, en particulier au sein de l'Église, dont ils "saluent l'importance du travail accompli". "Les juristes du côté des responsables de l’Eglise et du côté du parlement se sont déjà rencontrés. Il faut établir une convention, parce que dans un arbitrage, deux parties sont concernées, donc il faut voir comment il faut rencontrer ces deux parties, qui va être dans ce tribunal, comment ça va fonctionner, et ça va prendre un peu de temps pour mettre tout au point, mais normalement ça ne va pas prendre des mois", explique Monseigneur Harpigny, évêque de Tournai, au micro d'Eric van Duyse pour RTL-TVI. "Un tribunal d’arbitrage, c’est victime par victime, et l’indemnisation se fera en fonction de la gravité des faits," ajoute-t-il.

Vendre des bâtiments pour indemniser les victimes?

Conscients de leur responsabilité morale et de l'attente de la société à leur égard, les Évêques et les Supérieurs religieux sont déterminés à rétablir les victimes dans leur dignité et à leur procurer des indemnités financières selon leurs besoins: "On n’essaye pas de regarder si on a assez d’argent, si on va dépenser beaucoup, pour le moment on est au stade où on répond de manière positive à une demande du parlement, et on verra après s’il faut faire un fonds de solidarité, s’il faut vendre des bâtiments, n’importe, ça n’est pas encore décidé", explique encore Mgr Harpigny.

"Il y aura sans doute des plafonds au-delà desquels on ne pourra pas aller pour correspondre à ce qui est possible, mais pour le moment on ne peut rien dire parce que rien n’est établi", a-t-il ajouté.


 

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