En ce moment
 
 

Peut-on nous obliger à utiliser l'application de traçage? (vidéo)

 
CORONAVIRUS
 

Au total, 10.000 personnes auront la possibilité d'utiliser l'app Coronalert, l'un des instruments déployés dans la lutte contre le Covid-19, déclare vendredi Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Testing & Tracing (CIF) dans un communiqué. Fin septembre, l'application devrait être disponible pour l'ensemble de la population belge.

Peut-on nous forcer à utiliser l'application de traçage? "Aucune obligation", a répondu la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale ce vendredi matin sur BEL RTL, au micro de Fabrice Grosfilley. "Je pense que ça peut être utile dans des manifestations où on rencontre des gens qu’on ne connaît pas. Donc, ce n’est pas utile dans une collectivité, puisqu’on sait avec qui on est en contact. Par contre, dans un restaurant, dans une manifestation, lors d’une activité culturelle, oui. Mais en aucun cas un organisme ou une entreprise ne pourra vous obliger à utiliser l’application", a précisé la ministre.

L’objectif de l'application est de permettre un traçage numérique des contacts de chaque utilisateurs, afin d’être prévenu en cas de risque de contamination au coronavirus. L’application garantit l’anonymat et la sécurité des utilisateurs, selon la ministre. Elle a été développée avec des experts en cyber-sécurité.

Par ailleurs, le traçage par téléphone, via des opérateurs qui contactent les personnes contaminées ou celles qui ont été en contact avec une personne contaminée, continue.

Christie Morreale a annoncé que la Région wallonne comptait doubler les effectifs dans les call centers. Pour le moment, 90 personnes travaillent au traçage manuel, et l’objectif est donc d’atteindre les 180 personnes, puisque le nombre de contaminations au Covid-19 en Belgique a augmenté ces dernières semaines.

"Il y a largement la possibilité de monter en puissance", a ajouté la ministre. "On avait prévu l’opération, et nous sommes en contacts avec les opérateurs qui nous garantissent que d’ici une semaine, nous serons passés à 160 ou 180 personnes dans les call centers en Wallonie."

 




 

Vos commentaires