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Pour deux vernis à ongles commandés en ligne, voici le nombre d'emballages: "On aurait pu garder juste l'enveloppe"

Pour deux vernis à ongles commandés en ligne, voici le nombre d'emballages:
 
 

La "semaine verte" se poursuit sur RTL, avec la suite de nos reportages consacrés à la protection de l'environnement. Et ça commence, notamment, par une "réduction" de nos déchets. En Belgique, 41% de leur poids total sont constitués de papier et de carton. C'est dû, entre autres, au succès de la vente par internet, et de la livraison à domicile. Avec un vrai problème, aujourd'hui : certains géants de l'e-commerce "suremballent" leurs produits. A tel point que le contenant pèse parfois plus lourd, que le contenu.

Sur le site de Zalando, un des leaders de la vente en ligne, notre journaliste choisit l'un des plus petits articles proposés soit un vernis à ongles, deux même, pour être précis.

Après deux jours, le colis reçu est une très grande boite. A l'intérieur, on retrouve du plastique et une deuxième boite. Dans cette dernière, il y a enfin un paquet. Il faut donc ouvrir un troisième emballage pour découvrir les deux vernis à ongles.

L'ensemble des emballages pèse six fois plus lourds que les objets commandés. Nous avons confronté l'entreprise Zalando à ce cas surprenant. L'entreprise allemande affirme faire des efforts en la matière.

"Notre objectif est principalement d'utiliser le moins de matériaux d'emballage possible et seulement ceux nécessaires afin de garantir une livraison intacte à nos clients", explique Gilbert Kreiijger, porte-parole de Zalando Benelux. "Malgré tout, il n'est malheureusement pas possible d'exclure entièrement la possibilité qu'un produit soit envoyé dans un emballage d'expédition surdimensionné ce qui était malheureusement le cas ici."

Du vide à en remplir des conteneurs

Le site de Zalando est loin d'être le seul à suremballer les colis. Selon une enquête française, les paquets vendus sur Internet sont composés en moyenne de 43% de vide qui pourrait lui-même remplir 61 millions de conteurs. Un combat titanesque pour les associations qui prône le zéro déchet.

Sylvie Droulans est la fondatrice de "L' Académie zéro déchet": "On aurait pu garder juste l'enveloppe. Tout le reste est totalement inutile. Le plastique est recyclable mais ça reste une matière qui nécessite beaucoup d'énergies, du pétrole qui n'est pas une ressource illimitée. C'est la responsabilité du consommateur d'oser affirmer qu'il est contre ce système et pousser les entreprises à se repositionner par rapport à leur modèle."

Les géants de la vente en ligne sont aussi dans le collimateur d'Unizo qui demande l'interdiction des retours gratuits pour les achats en ligne, histoire de protéger aussi les petites boutiques locales.


 




 

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