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Première en Belgique: un détenu condamné à une lourde peine euthanasié

Pour la première fois en Belgique, un prisonnier a recouru à un acte d'euthanasie. Le cas s'est présenté il y a plusieurs mois mais l'information vient à peine d'être divulguée, a indiqué jeudi la chaîne de télévision flamande VTM dans son journal de 13h.

Un détenu gravement malade et condamné à une lourde peine de prison a demandé, il y a plusieurs mois, à pouvoir recourir à l'euthanasie. Un acte qui s'est réellement produit ensuite, a confirmé le docteur Francis Van Mol, directeur général du service de santé pénitentiaire. 
Un acte qui fait des émules 
L'euthanasie ne peut se pratiquer qu'en cas de demandes répétées du malade et si différents médecins concluent à des souffrances mentales ou physiques incurables. Un autre détenu de la prison de Turnhout, qui a commis deux meurtres et est enfermé depuis 27 ans, veut également recourir à l'euthanasie. Il satisfait à toutes les conditions légales nécessaires pour pratiquer cet acte.
Une grande souffrance
Un autre détenu a fait une demande d'euthanasie. Frank V.D.B., âgé de 48 ans, détenu depuis 20 ans pour des faits de meurtre et de viol, a demandé à se faire euthanasier en raison d'une grande souffrance, ont rapporté jeudi plusieurs journaux flamands. Il serait atteint d'une maladie incurable et remplirait les conditions légales. Trois médecins indépendants ont donné leur accord. Pour Louis Ide, la situation désespérée du détenu s'explique par l'insuffisance des structures d'accueil en prison. "Les gens sur le terrain font de leur mieux, ils travaillent énormément, mais il est presque impossible pour deux personnes de s’occuper correctement d’un interné. C’est un peu le problème dans de nombreuses prisons" , s'est défendu Francis Van Mol, directeur général du service de santé pénitentiaire, au micro de Sébastien Degrave pour RTL TVI.      
"Extraordinairement déplorable"
L'avocat de Frank V.D.B. a vivement critiqué jeudi la sortie du sénateur N-VA, accusé de ne pas respecter la vie privée de son client. Il juge "extraordinairement déplorable" que M. Ide ait révélé des informations confidentielles, d'autant plus qu'il est lui-même médecin et "devrait être au fait de notions telles que le secret professionnel et la discrétion ". Selon l'avocat, le sénateur a sans doute été mis au courant par un responsable pénitentiaire, sans que son client en soit informé.
L’euthanasie devrait avoir lieu en toute discrétion, à l’extérieur de la prison.

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