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Près de 500 élèves toujours sans école secondaire: Stéphanie, une maman dans l'attente, confie son angoisse

Près de 500 élèves toujours sans école secondaire: Stéphanie, une maman dans l'attente, confie son angoisse

A cinq jours de la rentrée scolaire, 481 élèves qui doivent entrer en première secondaire n'ont toujours pas d'école. Un chiffre plus élevé que l'an dernier.

Ces élèves n'ont pas de place dans les établissements de leur choix. Ils figurent donc sur une liste d'attente. Comme d'habitude, c'est à Bruxelles que la situation est la plus problématique.

Il reste pourtant près de 1.500 places de libres dans les 66 écoles de la capitale et 12.000 en tout en Wallonie. Cela coince donc entre l'offre et les souhaits des parents. Une situation qui inquiète Anne François, membre de l'ASBL Elèves.

"Ce chiffre reste beaucoup trop important et n'arrive pas à se résorber malgré la création de places. Et nous n'avons pas encore pu analyser au niveau de l'asbl la diminution du nombre de places libres. Qu'est-ce qui fait que ces places ne sont pas choisies par les parents. Et ça c'est bien la responsabilité du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de garantir la qualité de toutes les places qu'il subventionne", estime-t-elle au micro d'Antoine Schuurewegen.


"Il sait qu'il ne sera pas avec ses copains" 

Pour les parents, c'est évidemment angoissant d'être dans l'attente. C'est le cas pour Stéphanie qui ne sait pas où son fils cadet sera scolarisé. Alavaro, 11 ans, ne sait toujours pas dans quelle école il rentrera lundi. 

"Comme son grand frère a eu le même cas de figure, il est préparé à cela. Il sait qu'il ne sera pas avec ses copains, qu'on aura difficile à trouver une école", regrette Stéphanie qui vit dans le nord de Bruxelles.

Parmi leurs trois choix d'école, aucun n'a pu être satisfait. Alavaro pourrait visiblement avoir une place à Genval. "C'est le Brabant wallon, il faut compter 2h en pleine heure de pointe. Donc, en fait, le parent passe sa journée dans la voiture", déplore la maman qui a décidé de patienter. "J'ai la chance d'être indépendante et de pouvoir garder mon fils à la maison. Je ne sais pas si c'est légal ou pas mais c'est notre choix". 

Sur l'ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 95% des élèves sont inscrits dans l'école de leur premier choix. 

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