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Protoxyde d'azote utilisé comme gaz hilarant: les communes SÉVISSENT

Protoxyde d'azote utilisé comme gaz hilarant: les communes SÉVISSENT
©RTL INFO
 
 

C’est une nouvelle sorte de drogue qui inquiète : le protoxyde d’azote, un gaz qu’on retrouve dans les bombes de chantilly par exemple que les jeunes inhalent. Une "mode" dangereuse pour la santé que les communes veulent éradiquer. De plus en plus d’entre elles interdisent l’usage et la vente de ces produits.

Vous en avez peut-être déjà vu jonchant les rues de Charleroi, de Mouscron ou encore de Bruxelles : des cartouches métalliques de protoxyde d'azote facilement accessibles, peu coûteuses et aux effets immédiats. Un cocktail suffisamment dangereux pour les fêtards qui les détournent de leur usage initial comme gaz hilarant.

"Le danger, c'est d'utiliser le protoxyde d'azote dans un ballon où il ne restera plus rien d'autre que le protoxyde d'azote, vous allez inhaler le protoxyde d'azote, pas l'oxygène et vous aurez dans vos poumons une carence en oxygène", explique Jean-Paul Lechat, chef du service d'anesthésie au Grand Hôpital de Charleroi.

Conséquences : malaise, convulsion, arrêt cardiaque ou respiratoire. Utilisés normalement pour les siphons ou regonfler les pneus des vélos, cette mode inquiète les autorités depuis quelques mois

"On est tombés sur un établissement qui est un débit de boissons et derrière le comptoir, des centaines de cartouches vides étaient présentes. Donc on poussait à la consommation de ce type de produits", raconte Eddy Maillet, chef de corps à la zone de police de La Louvière.

Des plus en plus de communes les interdisent

Après Tournai et Châtelet, ces cartouches sont désormais bannies à La Louvière également.

"On ne peut plus vendre à des mineurs d'âge ce genre de bonbonnes, on ne peut plus en posséder sur la voie publique, et on ne peut plus en trouver que dans des magasins où leur fonction le justifie", déclare Jacques Gobert, bourgmestre de La Louvière.

Une interdiction d'application dans les 19 communes de Bruxelles sera d'application dès le 1er avril prochain. Désormais, les produits seront saisis et passibles d'une amende administrative communale pouvant aller jusqu'à 300 euros.  




 

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