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Depuis aujourd'hui, plus personne ne s'occupe du tracing et du suivi des cas Covid dans les écoles de l'enseignement libre

Depuis aujourd'hui, plus personne ne s'occupe du tracing et du suivi des cas Covid dans les écoles de l'enseignement libre
(c) Belga
 
 

"Les centres PSE (NDLR: Services de Promotion de la santé à l'école) font grève en plein Covid alors que le taux de nouvelles infections monte et que les écoles ferment des classes. Il ne faut pas demander pourquoi on ne s'en sortira jamais si plus personne ne veut faire le tracing", faisait remarquer Laurent ce lundi matin via le bouton orange Alertez-nous. Les parents d'élèves des écoles de l'enseignement libre ont en effet été informés de la décision du syndicat CNE que le personnel des services PSE à l'école ne prendraient plus en charge à partir d'aujourd'hui le tracing et le suivi des cas covid. Un préavis de grève avait été déposé le 4 octobre dernier et prend cours ce lundi, en l'absence d'une réponse "non satisfaisante" de la ministre de la Santé en Fédération Wallonie-Bruxelles, madame Linard. Cette mesure concerne le réseau des écoles de l'enseignement libre, pas celui des écoles de l'enseignement officiel.

"Depuis mai 2021, nous demandons avec insistance de ne plus être en charge du tracing et du suivi covid. Nous n'avons pas été entendus à la hauteur de notre demande et pire, la situation actuelle est encore plus complexe que l'année dernière", a expliqué le syndicat dans un communiqué, précisant que plusieurs rencontres avaient eu lieu avec la ministre, depuis un an, sur la problématique. Selon la CNE, le PSE doit pouvoir se reconcentrer sur ses missions habituelles mises à mal par la crise Covid : les bilans de santé, les dépistages sensoriels, les vaccinations et la promotion à la santé. 

Nous avons appelé ce lundi matin Yves Hellendorff, secrétaire national CNE pour le secteur non-marchand, afin d'obtenir davantage de précisions. Il nous a expliqué que le tracing et le suivi des cas covid dans les écoles avaient été repris en charge par la Cocom et l'Aviq qui remplissent déjà ces fonctions, respectivement pour Bruxelles et la Wallonie, dans la population générale. Mais, fin août, la mission avait été réattribuée aux services PSE (Promotion de la santé à l'école) pour la rentrée. Les services PSE emploient environ 300 personnes (principalement des infirmiers ainsi que quelques médecins indépendants). Début septembre, la CNE a fait savoir qu'il était nécessaire que les PSE reviennent à leur métier de base. "Ne plus faire les missions de base revient à dire qu'elles sont inutiles", estime Yves Hellendorff qui ajoute que le personnel des PSE ne fait pas office de "bouche-trou".

L'idée des autorités est donc que la Cocom et l'Aviq reprennent ces tâches mais cela a un coût. "C'est une question d'argent" assure Yves Hellendorff. A Bruxelles, une réunion a encore eu lieu vendredi et on approcherait d'une solution. En Wallonie, ce serait "silence total au cabinet Morreale", affirme le syndicaliste.


 




 

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