Par téléphone ou sur internet, le Belge n'a jamais été autant arnaqué: voici comment certaines sociétés nous piègent sur les réseaux sociaux

Par téléphone ou sur internet, le Belge n'a jamais été autant arnaqué: voici comment certaines sociétés nous piègent sur les réseaux sociaux
Image d'illustration

L'an dernier, la branche belge du centre européen des consommateurs a traité plus de 10 000 dossiers d'arnaques par téléphone ou sur internet... Ce chiffre est un record.


Comment les sociétés s’y prennent-elles pour arnaquer les consommateurs sur les réseaux sociaux ?

"Ce sont des bannières publicitaires qui s'affichent sur votre mur par exemple. Ces bannières vantent la gratuité d'un produit, un échantillon que vous pouvez commander contre le prix des frais de livraison donc plus ou moins 3,99 euros. Avec cette technique-là, la société s'approprie vos coordonnées bancaires. Elle vous envoie l'échantillon gratuit, mais cet échantillon est suivi de produits qui sont facturés à un prix exorbitant... 90 ou 100 euros facilement. Et comme la société a vos coordonnées bancaires, elle se permet d'aller débiter cette somme directement sur votre compte sans votre accord explicite", a expliqué Ibtissame Benlachhab, conseillère juridique au Centre européen des consommateurs, au micro de Bernard Lobet.

Les arnaques téléphoniques sont également en augmentation. Cela se passe à travers un coup de fil en pleine journée, une offre alléchante qui vous est proposée... Et souvent une arnaque à la clé. Plus de 10.000 dossiers ont été traités l'an dernier par l'antenne belge du centre européen des consommateurs, cela représente 8% de plus qu'en 2016.


Comment les escrocs que l’on a au bout du fil essaient de nous embobiner ?

"Les vendeurs vous appellent pour proposer des chèques avantageux pour une chambre d'hôtel ou un voyage, des réductions pour des achats en ligne ou encore des échantillons pour des produits de beauté. La plupart du temps, ils se présentent en deux mots et donnent peu de détails sur l'offre. Ils proposent de tester le produit ou le service gratuitement ou moyennant un prix dérisoire. À la fin de la conversation, il promet de vous envoyer un récapitulatif de l'offre par mail. Ce mail n'arrive pas ou atterrit dans vos courriers indésirables. À défaut de réaction, vous recevez alors une facture ou même tout de suite une injonction de payer d'un bureau de recouvrement.

Étrangement, ce mail, lui, arrive directement au bon endroit. Le montant est souvent supérieur à celui convenu par téléphone. Et même si vous payez, vous ne recevez, la plupart du temps, rien du tout. La perte financière moyenne est de 90 euros. Alors en cas de doute, n'acceptez rien. Vous trouverez une liste des télévendeurs douteux sur le site escroc au bout du fil
", explique Bernard Lobet sur les ondes de Bel RTL.

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