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Que faire avec les insectes et autres "indésirables" du potager? "On va attirer leurs prédateurs"

 
 

Il était question de jardinage dans le RTL INFO Bienvenue. Si vous avez la chance d'avoir un petit coin de jardin,  comment lutter contre les indésirables, puisqu'avec le retour des beaux jours, nous sommes nombreux à avoir les mains dans la terre. Aurélie Melchior, chargée d'expertise chez Écoconso.be était sur le plateau pour en parler.

Qui sont ceux qu'on appelle les indésirables du jardin ?

"Les indésirables du jardin, il y en a plusieurs. Ça peut être majoritairement les limaces. Souvent, c'est l'indésirable qui va revenir. C'est pas forcément le numéro un, ça dépend un peu de ce qu'on a dans son potager et son jardin. Mais les limaces sont souvent présentes. Limaces, chenilles, fourmis, ça peut être les pucerons qui sont aussi souvent présents. Il peut y avoir des petits acariens aussi, plein de petites choses."

On dit "indésirables" mais en même temps on en a besoin. Est-ce qu'il faut vraiment les éradiquer totalement de son jardin ?

"Le mot 'indésirables' est un peu fort. En fait, ce sont juste des petits insectes ou autres qui se trouvent là où nous, on n'a pas envie qu'ils soient. Et pour qu'un jardin soit optimal, il faut qu'il soit bien équilibré. Si on a une belle biodiversité avec différents petits refuges (un tas de briques, une vieille planche de bois, etc.). On va attirer leurs prédateurs, et là, il y a un équilibre naturel qui va se créer." 

Par exemple, qui mange les pucerons ?

"Il y a les coccinelles, c'est assez connu. Il y a les perce-oreilles aussi d'autres petits insectes qui peuvent s'en mêler également."

Donc, il faut attirer d'autres animaux et d'autres prédateurs pour empêcher ces indésirables de venir dans nos potagers ?

"Plus on a un jardin qui est assuré en termes de biodiversité, plus on a de chances que les problèmes se résolvent tout seuls."

En fait, il faut cohabiter ?

"C'est l'idéal, même si ce n'est pas toujours facile à faire."

Alors, comment reconnaître qui est le coupable ? Les limaces ne font pas les mêmes des dégâts que les pucerons ?

"Donc il faut d'abord reconnaître l'indésirable. Si c'est des pucerons, on va voir la petite colonie bien attachée, ils sont serrés les uns contre les autres au niveau des tiges. Les limaces on va repérer des petits trous dans les petites salades, les légumes, avec des traces de bave. L'idéal, c'est vraiment de repérer l'indésirable de visu et se rendre compte s'il y en a beaucoup et que donc il faut peut-être prendre les choses en main."

Une fois que le diagnostic est posé, comment fait-on ?

"Un super bon truc, c'est de prendre les choses en mains avant de constater les dégâts. Donc, ce sont des mesures de prévention. Par exemple, pour les limaces, ce qu'on peut faire avec ses petites salades qui sont toutes jeunes toutes fraîches, on peut les protéger. On met une petite cloche protectrice sur le dessus le temps que la salade se renforce. On peut aussi mettre des barrières anti-limaces : des barrières recourbées, les limaces auront du mal à les grimper. Il y a aussi le truc des coquilles d'œufs, des cendres, mais ça marche moyennement parce que dit qu'il pleut, les limaces arrivent à passer au-dessus."

Les pucerons et les fourmis, comment les éloigner ?

"Ça va être plus difficile à éloigner, mais quand on constate qu'elles sont là, on peut simplement écraser les colonies. On peut aussi y aller au jet d'eau exactement si la plante est assez résistante parce qu'il faut que le jet d'eau soit assez puissant pour exploser la colonie. Une fois que les pucerons se retrouvent au sol, ils ont du mal à se reformer en colonie. On peut aussi vaporiser de la cendre de bois sur les colonies et on peut diluer un peu de savon noir dans de l'eau, à raison d'une cuillère à soupe dans un litre d'eau et vaporiser, mais vraiment sur les colonies parce que ça peut faire du mal aux autres insectes."

Dans tous les cas, vous recommandez d'utiliser des méthodes naturelles ?

"Vraiment, délaissez les pesticides chimiques au maximum. C'est vraiment en dernier recours qu'on va avoir affaire aux pesticides. On peut faire des petits mélanges naturels si on voit vraiment qu'il y a un souci qui perdure. Donc, à base d'ortie, de rhubarbe de tanaisie ou autres fougères. On peut faire des petites préparations assez simples et ça fonctionne."




 

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