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Rappeler les enseignants à la pré-retraite pour combler le manque: qu'en pensent-ils?

La pénurie de professeurs est criante en Fédération Wallonie-Bruxelles. À tel point que la ministre de l'Éducation souhaiterait faire appel aux enseignants en pré-retraite, uniquement sur base volontaire. Qu'en pensent les personnes concernées ? À quelles conditions seraient-elles prêtes à revenir donner cours ? Fanny Linon, Fanny Dehaye, Guillaume Houssonloge et Julien Raway ont voulu le savoir pour le RTLinfo 19H.

Organiser un meilleur accompagnement des nouveaux enseignants pour les stabiliser plus tôt dans la fonction, mettre en place un réseau d’enseignants remplaçants engagés sur l’année, mais aussi proposer aux pré-pensionnés de revenir donner cours, ce sont les mesures proposées par la ministre de l’Enseignement. "On est contacté chaque année par des enseignants qui sont partis et qui souhaiteraient revenir pour donner à nouveau cours, pour être de nouveau dans une classe. Ce n’est pas possible aujourd’hui. On veut leur laisser la possibilité, mais c’est bien sur base volontaire. Ce n’est pas avec une seule mesure qu’on va trouver une seule solution à la pénurie. On doit mettre en œuvre différentes mesures et c’est l’ensemble de ces mesures que je compte proposer aux partenaires sociaux", insiste Marie-Martine Schyns au micro de Fanny Linon et Fanny Dehaye pour le RTLinfo 19H.


"Cette piste-là me parait un peu plus efficace"

Les DPPR, départs à la prépension, permettent aux enseignants d'aménager leur fin de carrière à partir de 55 ans. Ils peuvent choisir de travailler à 4/5e temps, tiers-temps ou mi-temps. À 58 ans, cela peut aller jusqu’au temps plein. Pour les syndicats, faire revenir les enseignants en DPPR n’est pas une solution efficace. "Une des solutions proposées par la ministre était de créer un pool d’enseignants inter réseaux, par exemple dans des fonctions simples comme la fonction d’instituteurs. Là, je pense que ce serait peut-être à creuser et là, nous pourrions peut-être stabiliser des jeunes enseignants qui partent très très vite en début de carrière. Cette piste-là me parait un peu plus efficace que celle concernant les fins de carrière", reconnaît Joseph Thonon, président de la CGSP Enseignement, face à la caméra de Guillaume Houssonloge.


"Il faut trouver des solutions structurelles et non pas des emplâtres et des morceaux de bois"

Patrick est instituteur et sera retraité l’année prochaine. Pour lui, la pénibilité du travail d’enseignant nécessite d’autres mesures. "Ce n’est pas en rappelant des personnes qui ont décidé de partir en préretraite, en DPPR, que l’on va remédier à quoi que ce soit. Il faut trouver des solutions structurelles et non pas des emplâtres et des morceaux de bois", fait-il remarquer face à la caméra de Julien Raway.

L’année dernière, les DPPR concernaient presque 3.500 enseignants.

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