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Jacques découvre toute une famille de ratons laveurs dans son jardin: "Notre petit moment de bonheur" (vidéo)

 
 

Depuis près de 6 mois, un rituel s'est installé chez Jacques et Christiane, habitants de Pepinster. Ce couple, marié depuis 52 ans, a pris l'habitude de visionner ce qu'il se passe dans leur jardin quand ils sont absents ou que tout le monde dort.

Passionnés de nature, ils ont installé une caméra de chasse automatique. Ce petit appareil se met en route dès qu'il perçoit un mouvement et filme des séquences de 30 secondes chacune. Et c'est comme cela qu'ils se sont aperçus que leur jardin était régulièrement visité. Une fois par semaine, ils visionnent les images captées par leur nouvel équipement. 

"Parfois un chevreuil, parfois un couple de blaireaux et depuis 6 voire 7 mois, un couple de ratons laveurs", nous raconte, ébahi, cet habitant de 75 ans. "Ils viennent environ 3 fois par mois. Quand on s'en est aperçu, je me suis renseigné sur internet car j'ignorais qu'il y avait des ratons laveurs en Belgique. Et j'ai découvert que les ratons laveurs que l'on croise sont en fait des animaux qui se sont échappé de captivité", nous raconte Jacques. 

Dans leur jardin, Jacques et Christiane ont mis en place afin d'y mettre "un peu de pain et des graines". Une cachette bien connue des ratons laveurs qui ont pris l'habitude de venir s'y restaurer. "On les voit grimper à cette tige qui mesure près 1m40 de hauteur pour tout dévorer", nous explique le retraité. 

On attendra pas 8 jours pour visionner les images

Ce dimanche, le couple ne s'attendait pas à une telle visite. "À 5 heures du matin, ma femme a aperçu deux ratons laveurs, puis 3, puis 4. Jusqu'à 7! La famille s'était agrandie!", s'exclame Jacques. Leur caméra de chasse immortalise ce moment que le couple visionne désormais en boucle. "Ce n'est pas fréquent d'en voir autant. C'est notre petit moment de bonheur", souffle-t-il. Un moment de bonheur que Jacques a tenu à partager avec ses enfants, ses petits-enfants et le public de RTL Info. "Quant à nous, cette fois-ci, on attendra pas 8 jours pour visionner les images de la caméra !", plaisante-t-il. 

En réalité, la présence en Wallonie de ce petit mammifère masqué n’a rien d’étonnant. Bien au contraire. Au fil des ans, leur nombre augmente significativement. Mais le public ne le remarque pas forcément car c’est un animal nocturne très discret. "La journée, les ratons laveurs se réfugient souvent dans des cavités dans les arbres de la forêt. On les voit donc assez peu et on sous-estime leur nombre. Leur présence est essentiellement attestée lorsqu’ils sont écrasés par des véhicules, quand on observe leurs empreintes particulières dans la boue ou quand des particuliers les voient dans leur jardin", nous expliquait Etienne Branquart, responsable de la cellule des espèces invasives du Service Public de Wallonie en août dernier. 

Plusieurs risques

Originaire d’Amérique du Nord, le raton laveur a été importé par l’homme en Allemagne dans les années 1930. "Lâché dans la nature, il s’est acclimaté à son nouvel environnement et a commencé à s’étendre dans plusieurs pays européens", avait indiqué Etienne Branquart. Aujourd’hui, le petit mammifère est fort présent au sud du sillon Sambre-et-Meuse tandis qu’au nord sa présence est plus sporadique. 

Aussi mignon soit-il, la présence de ce petit animal est présentée comme nuisible sur plusieurs points. En Wallonie, c’est une espèce qualifiée d’invasive ou exotique envahissante car elle a été amenée par l’homme, est déjà largement répandue et présente un risque environnemental élevé.

Un autre risque est d’ordre sanitaire. Le raton laveur est un réservoir naturel de maladies comme la rage. "Chez nous, elle a été éradiquée mais ce n’est pas le cas en Amérique du Nord", précisait Etienne Branquart. Il faut donc éviter que ce petit mammifère masqué fréquente vraiment le voisinage de l’homme. Si c’est le cas, il pourrait laisser des excréments et cela ferait augmenter le risque de contracter une maladie.


 

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