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Rencontre avec Anaïs, 2 enfants, qui a décidé d'avorter: "J'ai eu l’impression qu’un poids se retirait, aussi bien mental que physique"

 
 

Aujourd'hui en Belgique, on pratique 55 avortements par jour. Il s'agit souvent de femmes qui ont déjà un ou plusieurs enfants. Pour elles, l'avortement est avant tout un acte de femme libre. Pour le RTLINFO 13H, Vanessa Constanzo et Dominique Schockaert ont rencontré Anaïs, une trentenaire mariée, avec deux enfants, qui a décidé d'avorter.

Il y a quelques jours, Anaïs a eu recours à un avortement. Trentenaire, mariée, elle a découvert il y a peu qu’elle était enceinte. "Si on m’avait parlé de l’IVG il y a six mois, je vous aurais dit, jamais je ne ferai un IVG, j’assume. Et au moment où j’ai fait mon test de grossesse, volontairement, mon mari était parti comme ça ça lui laissait le temps de réfléchir lui de son côté, moi de mon côté, et dès qu’il est revenu, ma décision était prise, et la sienne aussi. On a formé notre petit cocon familial, avec deux enfants, un garçon et une fille, en bonne santé tous les deux, donc une énorme chance, on est en bonne santé tous les quatre, et on voulait rester ce cocon", explique-t-elle à notre journaliste.


"J’ai senti un soulagement mental et physique" 

Son gynécologue a alors refusé de pratiquer l’interruption volontaire de grossesse, il l’a orientée vers un centre de planning familial. Après plusieurs consultations, et un délai de réflexion obligatoire d’un semaine, elle a confirmé sa volonté. "Quand l’acte a été terminé, j’ai senti un soulagement mental et physique, parce que j’étais très malade, les nausées, les signes habituels de la grossesse. Et j’ai vraiment eu l’impression qu’un poids se retirait, aussi bien mental que physique, donc c’était vraiment une libération". 


Deux consultations obligatoires avant l'IVG

En Belgique, 80% des avortements sont pratiqués dans ce type de centres extrahospitaliers. Dans le centre de planning familial FPS à Charleroi, on aide 200 femmes chaque année. La règle, c’est de prendre le temps. La loi impose deux consultations avant l’interruption de grossesse. "La patiente va être accueillie soit par une psychologue, soit par une assistante sociale, pour discuter de sa situation, de comment elle se sent, de comment elle a appris qu’elle était enceinte. On discute aussi de tout ce qui est contraception. Et le deuxième volet, c’est la consultation médicale, où là elle va être reçue par le médecin, qui fait une anamnèse médicale, une échographie…", explique Danielle Dupont, coordinatrice.  


 

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