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Retour à l'école pour les primaires et les maternelles: "abasourdis", les syndicats vont-ils EMPÊCHER cette reprise?

Retour à l'école pour les primaires et les maternelles:
(c)BELGA/pixabay
CORONAVIRUS

Le débat est brûlant. Après des semaines de préparation pour remettre quelques classes en route tout en respectant les mesures strictes de sécurité, une nouvelle décision, bouleverse tout. Maternelles et primaires peuvent retourner à l'écoles dès la semaine prochaine. Du côté du personnel enseignant, on est "abasourdi". De là à faire grève ? La CGSP temporise...

La CSC-Enseignement avait exprimé mercredi soir son "amertumeaprès les décisions du Comité de concertation de permettre le retour en classes de toutes les maternelles à plein temps à partir du 2 juin, et celui de toutes les primaires à partir du 8.

Joseph Thonon, président de la CGSP (Centrale Générale des Services Publics) Enseignement était en direct dans le RTLINFO 7H ce jeudi matin. Comme son homologue de la CSC, cette décision a un goût amer. "On est tout à fait surpris mais on sentait qu'avec les décisions de la Flandre, cela allait arriver en Wallonie. Mais nous sommes quand même abasourdis par ce brusque revirement en 15 jours. On est passé d'un confinement très strict à un laisser-aller important du nombre de personnes dans les classes", s'étonne le syndicat.

Est-ce que cela peut creuser l'écart entre élèves et entre écoles, puisque tous les élèves n'ont pas l'obligation d'y aller?

"Cela va creuser très fort les inégalités. Maintenant, ce sont les écoles qui scolarisent les publics défavorisés qui sont les moins fournies, c'est là qu'il y a le moins d'élèves et donc évidemment, la crainte des parents sera plus forte dans ces écoles et les élèves ne seront pas rescolarisés. Cela va creuser le fossé et les inégalités", déplore Joseph Thonon.

"Tous les directeurs d'école vont être pris au dépourvu", c'est un peu votre sentiment?

"On l'a dit et on l'a répété. On a fait des efforts incroyables pour mettre en place des mesures de sécurité. Les directeurs, les enseignants, même les pouvoirs organisateurs et puis, brusquement en quelques semaines, on nous dit que c'est inutile. Il y a un gros découragement de la part des directeurs et des enseignants", évoque l'invité.

Les syndicats pourraient-ils empêcher cette reprise?

"Nous allons consulter avec nos différentes régionales et prendre la température sur le terrain. Pour le moment, ce n'est pas à l'ordre du jour, mais cela pourrait éventuellement se passer", envisage le président de la CGSP.

POURQUOI LES EXPERTS ONT ACCEPTÉ UNE RENTRÉE SCOLAIRE POUR TOUTES LES MATERNELLES ET PRIMAIRES?

 

 

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