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Risque de délestage cet hiver: "Pas de bonne nouvelle sans mauvaise nouvelle"

Alors que le risque de pénurie d'électricité se réduit petit à petit, le patron d'Elia Chris Peeters a été entendu devant la Commission Energie, ce matin. Des mégawatts ont été libérés pour le mois de novembre.

"Il n'y a pas de bonne nouvelle sans mauvaise nouvelle", a expliqué notre journaliste Mathieu Col, dans le RTL info 13 heures. La pénurie existe toujours pour le mois de novembre mais il ne manque plus que 700 à 900 mégawatts pour assurer la sécurité d'approvisionnement.

Les 750 MW annoncés grâce aux mesures supplémentaires et l'avancement du programme de maintenance de Tihange 1 "ne suffisent pas encore pour respecter les critères légaux" de sécurité d'approvisionnement, concède Elia. Mais ils permettent de "réduire significativement le risque de délestage".

Electrabel a modifié son entretien de Thiange 1, ainsi que de Coo 5 et d'une unité fonctionnant au gaz. Et l'autre bonne nouvelle, c'est qu'on pourrait compter sur 1.000 mégawatts en plus de la part de la France en cas d'hiver très froid.


Les craintes persistent pour janvier et février

La mauvaise nouvelle par contre, se confirme pour janvier et février. Elia craint que les réacteurs nucléaires indisponibles ne reviennent pas à temps sur le marché. Et l'autre inconnue, c'est la quantité d'électricité que nous serons capables d'importer depuis l'étranger.

Elia réclame encore au gouvernement et aux acteurs de marché des mégawatts supplémentaires. Le transporteur d'électricité demande notamment des certitudes quant au retour prévu de Doel 1, Doel 2 et Doel 4.

La task force gouvernementale mise sur pied sous la direction de la ministre de l'Énergie Marie-Christine Marghem étudie aussi la possibilité de faire revenir à partir janvier une des unités nucléaires dont l'indisponibilité a été prolongée au-delà de l'hiver.

Ces derniers jours, l'alerte lancée le 24 septembre dernier par Elia après l'annonce de l'indisponibilité soudaine des réacteurs de Doel 1 et 2 ainsi que de Tihange 2 et 3 a remis en question la sécurité d'approvisionnement de l'énergie nucléaire et mis en lumière la dépendance de la Belgique à l'importation d'électricité depuis l'étranger.       

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