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Semaine de 4 jours: plus de 370 travailleurs pourront en bénéficier dès 2017

Une semaine de 4 jours, sans perte de salaire, c'est ce que le gouvernement wallon proposera bientôt à certains de ses fonctionnaires. Il y aura évidemment des conditions, pour en profiter, comme avoir plus de 60 ans et exercer une fonction considérée comme "pénible".

Le ministre wallon de la Fonction publique, Christophe Lacroix (PS), soumettra aux syndicats un projet de convention sectorielle proposant une semaine de quatre jours pour les fonctionnaires âgés exerçant des métiers pénibles, sans perte salariale.

Plus de 370 travailleurs seraient concernés dès 2017, d'autres ensuite, et leur 1/5 temps non presté sera en grand partie compensé par de nouveaux engagements. La disposition viserait avant tout à lutter contre l'absentéisme dans la fonction publique.

Ouvriers, chauffeurs, éclusiers et femmes de ménage seraient concernés. "On a parfois l'image du fonctionnaire comme étant quelqu'un qui est toujours dans son bureau avec l'air conditionné. Ce n'est pas le cas. Quand on est ouvrier de voirie, que vous avez 60 ans et qu'on vous appelle pour un chantier urgent de réparation et que vous devez, sous 35 degrés, réparer un joint de dilatation sur un pont d'autoroute, ce sont des conditions dantesques", a expliqué Christophe Lacroix à notre journaliste Jimmy Meo.

Outre cette mesure de 4 jours de travail par semaine, le barème salarial le plus bas serait supprimé. La négociation syndicale devrait être une formalité et la mesure mise en pratique dès le 16 septembre prochain grâce aux 5 millions d'euros prévus à cet effet.

Ecolo a jugé positive cette annonce. "Nous espérons qu'il s'agisse d'une première étape", avant une extension de la mesure aux unités d'administration publique (UAP, les ex-OIP), ou à la Fédération Wallonie-Bruxelles, a commenté le chef de groupe Ecolo au parlement wallon, Stéphane Hazée.

De son côté, le MR voit dans ce projet "un écran de fumée" par rapport à des réformes plus structurelles qui tardent à être menées.

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