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Des concessionnaires s'empressent d'immatriculer les derniers véhicules de leur stock pour éviter le nouveau test pollution: "C’est aberrant"

Les voitures vendues dès la semaine prochaine devront subir un nouveau test pollution. Conséquence: les concessionnaires se retrouvent avec des centaines de voitures sur les bras.

Beaucoup les ont fait immatriculer pour éviter de passer le test. Ils ont payé une taxe de mise en circulation et les clients qui achètent une voiture devront la payer eux aussi. Elle sera donc payée deux fois. "C’est aberrant", confie Danny un garagiste à Lodelinsart. Il s’empresse d’immatriculer les derniers véhicules qui lui restent. Pour lui, c’est une perte sèche. "Cette taxe de mise en circulation que je vais devoir payer, je ne sais pas la répercuter sur le client final."

Mais comment expliquer qu’il y a encore tout ce stock? "Certains importateurs se sont reposés sur des courbes saisonnières et c’est là le danger. Si vous n'écoulez pas votre stock, vous vous retrouvez avec un sur-stock qui va devoir être écoulé de manière assez rapide", explique Alain Gegot est concessionnaire automobile à Nalinnes, dans la province de Hainaut.

De son côté, le ministre de l'Économie rappelle qu’une dérogation peut être accordée pour 10% des stocks. Il s’étonne de cette agitation. Pour lui, le changement est connu depuis plus d’un an, mais les délais sont trop courts pour Serge Istace, le secrétaire général de la fédération automobile Traxio.

"Normalement, lorsque les normes euro évoluent, il y a un délai suffisant pour permettre d’écouler les stocks, ce qui n’est pas le cas avec ce changement de normes", précise-t-il.

Comment empêcher ce double paiement de la taxe de mise en circulation? Le ministre wallon du budget devrait solliciter une concertation entre Régions.

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