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Toujours plus de césariennes programmées en Belgique, pour de mauvaises raisons: cette méthode n'est pas sans risques

En Wallonie et à Bruxelles, 4 accouchements sur 10 sont programmés. Soit ils sont déclenchés à une date précise, soit une césarienne est planifiée. Une intervention qui n’est pas toujours privilégiée pour les bonnes raisons. Parfois, des critères pratiques comme la proximité des vacances, prennent le pas sur la réalité médicale. Explications de Samuel Ledoux et Marc Evrard.

C’est devenu quelque chose de tout à fait courant. L’induction ou programmer la naissance du jour de son enfant, de nombreux belges le font. Aujourd’hui, seulement 3 accouchements sur 5 sont spontanés dans notre pays.

"Une grande partie de ces inductions vont être mises en place pour des problèmes médicaux, comme de l’hypertension artérielle, un diabète qui pose problème, ou un bébé qui dépasse largement ses dates", explique Patrick Emonts, président du groupement des gynécologues obstétriciens de la langue française de Belgique.

"Attendre, c'est mieux"

"Comme tout dans notre vie, on essaye de tout programmer, de tout systématiser", souligne Philippe Petit, gynécologue au service obstétrique du CHR de la citadelle. "Il est du devoir de l’obstétricien d’en discuter avec ses patientes pour les convaincre que parfois, attendre, c’est mieux."

1 enfant sur 5 naît par césarienne

Sur les 58.726 accouchements en Wallonie et à Bruxelles, près de 18.000 ont été déclenchés. Si ce chiffre reste stable depuis une dizaine d’années, le nombre de césariennes programmées à tendance à augmenter. En Belgique, près d’un enfant sur 5 naît par césarienne. Souvent, pour des raisons personnelles non médicales. Ce qui n’est pas sans risques.

"Il y a un risque de provoquer, surtout sur des cols qui sont défavorables. Avec une augmentation des césariennes et malheureusement de premières césarienne qui souvent entraîne une deuxième, voir une troisième césarienne", soulève Philippe Petit

Les vendredis sont les jours de la semaine où les accouchements sont le plus souvent programmés. Par contre, ils chutent quasi de moitié les week-ends.

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