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Un ado sur 5 a déjà envoyé des photos de lui dénudées: conseils aux jeunes pour leur sécurité sur internet

95% des jeunes entre 12 et 18 ans possèdent un GSM et l'utilisent en moyenne 4 heures par jour. Parmi eux, un ado sur 5 a déjà envoyé des photos dénudées, voire plus sur les réseaux sociaux ou par message. À l'occasion de la journée mondiale pour un internet plus sûr, Child Focus et la police fédérale donnent quelques conseils.

L'usage qu'ont les ados d'Internet et de leur smartphone  dans la vie de tous les jours peut mener à des situations très délicates.

En 2017, il y a eu 135 signalements de sexting chez Child Focus. Il s'agit de photos de soi osées ou dénudées envoyées par email, applications de messagerie, etc. Il y a également eu 48 dossiers de grooming en 2016. Il s'agit là de mineurs qui sont sollicités par un adulte à des fins sexuelles.

Ces chiffres amènent Child Focus  à donner quelques conseils aux jeunes. Si par exemple, un ado veut envoyer une photo de lui un peu dénudée, il doit penser à la vie de tous les jours. "Ça ne te viendrait pas à l'idée de te déshabiller sur la Grand Place de Bruxelles, explique Maryse Roland, porte-parole de Child Focus à Céline Praile sur Bel RTL. Donc, pourquoi prendre une photo de toi et l'envoyer sans précaution à ta petite amie ou à ton petit ami?".


"Masquer la webcam"

Il faut aussi prendre quelques précautions pour ne pas être reconnaissable: "C'est flouter son visage mais aussi tout signe distinctif. Penser également à l'arrière-fond. S'il y a un poster de Justin Bieber derrière, peut-être que la chambre sera reconnue", ajoute Child Focus.

Bien sûr, les adolescents doivent se méfier des inconnus: "Masquer la webcam pour être sûr de ne pas être filmé à son insu est extrêmement important s'il y a une rencontre avec un inconnu après une session de chat. Fixer un rendez-vous dans un lieu public fréquenté, ne pas y aller seul et prévenir ses proches", conseille encore Maryse Roland.


Et pour les plus jeunes ?

Pour les plus jeunes, les parents doivent aussi régulièrement rappeler quelques bases, comme dans la vie réelle.

"Tu n'acceptes pas n'importe qui quand tu es dans la cour de récréation, rappelle Olivier Bogaert, de la Computer crime Unit de la police fédérale. Il y en a avec qui tu t'entends bien, il y en a avec qui tu t'entends moins bien. Et bien il ne faut pas prendre n'importe qui dans la vie virtuelle. Tu vois d'abord si tu connais la personne réellement. À ce moment-là tu peux éventuellement discuter avec lui dans la vie numérique".

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