Votre dentiste sera bientôt remplacé en partie par un "hygiéniste"

D'ici quatre ans, quand vous vous rendrez chez le dentiste, deux professionnels pourront s'occuper de vous: le dentiste mais aussi un hygiéniste bucco-dentaire. Cette profession paramédicale vient d'être reconnue par un arrêté royal.

Les premiers diplômés sont attendus pour 2022 côté francophone. La formation dure 3 ans et débutera à la rentrée prochaine à Liège. Elle a déjà démarré il y a 2 ans en Flandre. L'hygiéniste bucco-dentaire aura pour mission de réaliser un bilan de santé des patients et pourra aussi poser certains actes comme le détartrage ou les radios. Ce qui devrait réduire les files d'attente chez les dentistes. 

Il pourra travailler dans un cabinet de dentiste mais aussi dans les milieux hospitaliers ou en institutions de soins spécialisées
Reste aux candidats à suivre les études nécessaires et à trouver leur place près des dentistes.


600 heures de stage...

Le diplôme d'hygiéniste bucco-dentaire comprend 180 crédits, mais aussi, et cela pose question, 600 heures de stage. Le dentiste bruxellois, Marc Roussillon s'en étonne ce matin sur Bel RTL: "Je ne sais pas comment ils vont organiser les stages mais on a déjà rencontré beaucoup de problèmes pour les dentistes en 6e année."

Les dents, c'est important, mais les Belges n'en sont pas encore assez conscients, d'après le dentiste Mustafa Hammer: "La population belge, selon mon avis personnel, n'est pas assez soignée. Donc le fait d'avoir des hygiénistes, c'est une aide pour la population, une aide pour les dentistes. Après c'est une question de fixer les objectifs et les limites de chacun".

Alors bonne idée ou pas?

"Tant que c'est en collaboration avec le dentiste, oui, c'est une bonne idée. Pourquoi pas? Mais ils ne peuvent pas devenir des sous-dentistes. On ne dit pas que l'infirmière est un sous-médecin. C'est parce que les tâches sont bien définies dans leur exécution", explique Marc Roussillon.

Pour l'instant on ignore si ces futures prestations d'hygiéniste seront remboursées et à quelle hauteur...

"Faut commencer par reconnaître une discipline. À partir du moment où elle est reconnue et qu'elle s'exerce, à un certain moment on pourra demander qu'il y ait un remboursement. Je trouve que cela est justifié", estime Mustafa Hammer.

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