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Un tiers des étudiants présentent des symptômes anxieux sévères suite à la pandémie

Un tiers des étudiants présentent des symptômes anxieux sévères suite à la pandémie
 
 

(Belga) L'UCLouvain et l'ULB ont dévoilé mercredi, dans le cadre de la semaine de la santé mentale, les résultats d'une étude sur la santé mentale et le bien-être des étudiants. L'un des objectifs était d'évaluer l'impact de la situation sanitaire sur ce public. Plus de 3.000 questionnaires ont été complétés entre avril et juin 2021. Il en résulte que plus de la moitié des étudiants sont inquiets à propos de la pandémie, sept sur dix se disent « beaucoup » ou « fortement » stressés, et un tiers des étudiants interrogés (31,5%) présentent des symptômes anxieux sévères.

Les résultats de cette étude montrent que 56,6% des étudiants sont "plutôt" ou "très" inquiets face à la pandémie et que 40% montraient des symptômes dépressifs "modérément sévères"(22,4%) ou "sévères" (17,6%). A peine un étudiant sur dix ne montrait aucun signe de dépression. Plus du tiers des sondés (37,5%) ont déclaré des insomnies modérées (29,8%) voire sévères (7,7%). "S'ils ne sont pas étonnants, ces chiffres sont particulièrement interpellants. Ils démontrent la détérioration de la santé mentale de nos jeunes par rapport à d'autres études menées en dehors de la crise. On constate qu'en pleine pandémie, plusieurs de nos étudiants n'allaient pas bien du tout", indique Céline Douillez, professeure à la faculté de psychologie de l'UCLouvain. Malgré ces résultats, seuls 29% des étudiants ont indiqué avoir cherché de l'aide auprès de professionnels de la santé. Les autres ont invoqué le manque de temps ou de ressources financières, ou encore le fait de ne pas savoir à qui s'adresser. "Pour soutenir leur communauté étudiante, l'UCLouvain et l'ULB ont déjà mis en place d'importants dispositifs d'aides, qu'elles soient psychologiques, financières, scolaires ou sociales", précisent les deux universités. Par exemple, l'UCLouvain a développé un projet-pilote Sentinelles, qui vise à former des étudiants pour détecter les soucis chez leurs pairs, et à pouvoir les soutenir. L'ULB, de son côté, a notamment renforcé son soutien à son partenaire, PsyCampus, pour augmenter les permanences d'accompagnement psychologique pour les étudiants en difficulté. Le Service social étudiant a aussi intégré le remboursement de consultations psychologiques dans ses aides financières. (Belga)


 




 

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