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Une femme sur 2 à Bruxelles victime de "violences psychologiques": de quoi s'agit-il?

Une femme sur 2 à Bruxelles victime de
©RTL INFO

Une femme sur deux à Bruxelles a déjà été victime de violences psychologiques de la part de son conjoint. Anne Jacob, directrice de l'ASBL Praxis, était l'invitée du RTL INFO Bienvenue pour aborder ces pratiques.

Qu'entend-on exactement pas "violences psychologiques" ?

"C'est une atteinte à l'être profond de l'autre. Donc, c'est une parole qui est blessante parce qu'elle touche à un point faible, que généralement on connait, ou qu'on sait être un point faible pour l'autre. Et donc c'est une parole qui va minimiser l'autre, qui va lui faire vraiment du mal là où on sait que ça va le toucher."


Cela peut-être un reproche aussi ?

"Un reproche, une menace. Il y a peu de temps, j'ai été insultée en rue par un monsieur parce que je lui avais demandé de ramasser un papier. Il m'a insultée violemment mais je n'ai pas pensé que c'était une violence psychologique. Par contre, si mon compagnon me dit 'la façon dont tu te comportes avec les enfants, c'est vraiment n'importe quoi', c'est des choses importantes pour moi, donc ce sont des violences psychologiques, c'est très différent."


Est-ce que la violence psychologique mène d'office à la violence physique ?

"Quand il y a violence physique, c'est impossible ou très rare qu'il n'y ait pas eu avant des violences psychologiques. C'est une espèce de 'continium' de la violence. Et donc, si tous les gens qui exerçaient des violences psychologiques allaient jusqu'aux coups, et parfois jusqu'au féminicide, il y aurait un nombre incalculable de féminicide donc heureusement, ça ne conduit pas à cela. Mais à l'inverse, on observe toujours des violences de ce type avant que des coups soient portés."

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