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Une première en Belgique: voici la nouvelle technique utilisée pour protéger les oiseaux des câbles à haute tension

 
 

Une nouvelle technique est désormais utilisée pour protéger les oiseaux. ELIA, le gestionnaire du réseau électrique, va se servir de drone pour placer des balises sur les lignes à haute tension. Une première en Belgique. Des balises que les oiseaux pourront facilement repérer et qui leur permettront d'éviter les lignes.

La manœuvre est d'une précision extrême : un drone manipulé à plusieurs dizaines de mètres d'une ligne à haute tension. La mission? Placer sur les câbles des balises pour éloigner les oiseaux. Une toute nouvelle technologie. "Il y a le drone qui porte des balises dans une sorte de fourchette. Il se rapproche du conducteur, le pilote va alors manipuler le drone pour qu'il touche le conducteur et puis, en touchant le conducteur, le clipse va se lâcher. Il va se fixer sur le conducteur même", explique Nathan Vervaeke, ingénieur de projets chez ELIA. 

Auparavant, ce montage nécessitait des nacelles. Il fallait parfois aussi monter sur les lignes. Le drone apporte ici des avantages importants : "On évite le risque de travail à hauteur pour les ouvriers. Il ne faut plus couper les liaisons électriques donc on peut installer sous tension. Et en plus, il ne faut plus abattre des arbres pour qu'il y ait des accès ou élaguer des zones pour les gens", poursuit Nathan Vervaeke.

Chez nous, 320 kilomètres de lignes situées en zones prioritaires ont été répertoriés en collaboration avec l'association Natagora. Des sites de densité d'oiseaux importants qu'il faut protéger.

Lors de notre tournage, par exemple, nous voyons une aigrette qui a dévié sa route. "C'est surtout lors de leurs déplacements en groupe où ils essaient de rejoindre leurs zones de l'alimentation, par exemple, ils ne voient pas tous les câbles. Parfois, ils en voit certains donc ils remontent un peu leur ligne de vol et cognent les câbles supérieurs", note Jean-Yves Paquet, directeur département études Natagora.

En Flandre, le système a permis de réduire la mortalité des oiseaux de 95%, à raison de 20 kilomètres par an. Il faudra une dizaine d'années pour protéger les points sensibles. 


 

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