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Épidémie de virus EHV1 chez les chevaux en Europe: toutes les compétitions annulées, inquiétude dans les manèges

Épidémie de virus EHV1 chez les chevaux en Europe: toutes les compétitions annulées, inquiétude dans les manèges
 
 

Un virus qui amène des complications et de l’isolement, une infection qui provoque l’annulation d’événements, cela vous rappelle quelque chose ? On ne parle pas du covid 19 qui occupe une grande partie de l’actualité nationale et internationale mais d’un autre virus respiratoire qui peut affecter de manière grave les chevaux. Il y a plusieurs cas recensés en Belgique.

"Le monde équestre est touché par un virus", a écrit, via Alertez-nous, Steve qui travaille dans une écurie. La rédaction a reçu plusieurs messages faisant état d’une épidémie de rhinopneumonie touchant les chevaux. Valérie estime "qu’il est important d’avertir la population afin que nos chers concitoyens ne touchent pas nos chevaux lors de leur balade et ne transmettent pas le virus à d’autre équidés". La cavalière se dit inquiète "car il s’agit d’une souche très contagieuse qui peut se transmettre par contact".

Des foyers d’Herpès virus equin de type 1 (EHV1) ont été recensés ces dernières semaines en Belgique et à l’étranger. Le virus a commencé à se propager le mois dernier lors d’un concours à Valence en Espagne, auquel des chevaux belges ont participé.

Quatre chevaux morts en Espagne

D’après Michel Devos de la commission vétérinaire de la Ligue équestre Wallonie-Bruxelles, il y aurait 8 à 10 cas positifs relevés dans notre pays (des cas confirmés par un test, il pourrait donc y en avoir potentiellement plus). Le spécialiste n’a pas connaissance de décès lié à cette maladie dans notre pays mais quatre chevaux sont morts en Espagne.

Aussi connu sous le nom de rhinopneumonie, il s’agit d’un virus des voies respiratoires qui ne contamine que les équidés. Il n’y aucun danger pour l’homme. Malheureusement, cette infection est très contagieuse et elle peut avoir des conséquences graves pour les chevaux.

La maladie se transmet par inhalation ou contact avec des sécrétions infectées. Elle peut donc être transmise par l’homme (par transport du virus par exemple en touchant l’animal) ou par des équipements.

Ce virus qui se présente chaque année provoque en général des formes respiratoires bénignes. L’augmentation de cas graves est donc jugée "inquiétante", d’autant que "les dispositions qu’on peut prendre ne sont soumises à aucune obligation légale. On se base sur la bonne volonté des propriétaires de chevaux", indique le vétérinaire.

Le premier symptôme à surveiller est la fièvre : "Au-dessus de 38,5°, on se méfie et à partir de 39°, il vaut mieux consulter", précise Michel Devos. Ensuite, peuvent apparaître des symptômes respiratoires classiques, comme de la toux. Des problèmes neurologiques peuvent se développer, allant de légères incoordinations de l’arrière-train à des paralysies graves. Chez les juments gestantes, la rhinopneumonie peut entraîner l’avortement tardif du poulain.

Pour prévenir la maladie, un vaccin existe. Même s’il n’offre pas une garantie totale, il est recommandé et non obligatoire (contrairement à celui de la grippe) pour aider les chevaux à développer une bonne résistance au virus.

Annulation des compétitions en Belgique et à l’étranger

Suite aux récents cas graves d’infections, la FEI (la Fédération internationale d’équitation) a décidé de supprimer toutes les compétitions internationales jusqu’au 28 mars. Cette mesure touche 10 pays européens : la Belgique, la France, l’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal, l’Italie, l’Autriche, la Pologne, l’Allemagne et la Slovaquie.

Dans le prolongement des décisions de la FEI, la Fédération royale belge des sports équestres recommande d’annuler les entraînements, les autres rassemblements et de manière générale tous les transports non-essentiel. L’objectif est d’éviter à tout prix que différentes "bulles" entrent en contact les unes avec les autres.

La transmission directe de cheval à cheval est la plus grande source de contamination. Michel Devos conseille donc d’isoler les chevaux et de ne pas accueillir de nouveaux arrivants dans les écuries. "S’il y a un doute, prendre la température matin et soir. Il faut isoler les malades et consulter un vétérinaire".


 




 

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