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Vétusté des bâtiments, précarité... des étudiants dénoncent: "Il y a des seaux quand il pleut"

La Fédération des étudiants francophones a mené une enquête sur les difficultés rencontrées par les étudiants. 500 personnes ont été sondées, elles déplorent essentiellement la vétusté des bâtiments mais aussi le financement très coûteux des études.

Des infrastructures qui posent problème et qui inquiètent, c’est le principal point soulevé par les 500 témoignages d’étudiants. "Les fenêtres ne sont pas étanches. Il n’y a pas de distinction hommes/femmes dans les WC. Une porte cassée et condamnée pendant plus de 6 mois", "Il y a plusieurs endroits où il y a des seaux quand il pleut", "Les locaux ne sont pas adaptés au nombre d’élèves. Il est impossible de voir le tableau en entier." Autant de témoignages récoltés par la Fédération des Etudiants Francophones.

"Chaque fois que nous avons des problèmes qui sont recensés, on regarde un peu de quelle nature ils sont, on va voir avec les représentants étudiants à échelle locale ce qu’il est possible de faire, explique Maxime Mori, président de la Fédération des Etudiants Francophones à nos journalistes Sébastien Prophète et Ghislain Federspiel. Est-ce que ça concerne directement l’établissement ou est-ce plus haut, du côté des pouvoirs politiques, qu’il faut faire un plaidoyer ?"


Précarité étudiante

Autre élément mis en avant par les témoignages : la difficulté de financer les années d’étude. "Je vis chez ma maman et je ne possède pas assez d’argent pour pouvoir me payer un kot, témoigne un étudiant. Certains d’entre nous ont des difficultés d’argent, ils payent déjà leur minerval assez cher. Je fais une heure de route aller-retour pour accéder à mes cours."

"La précarité étudiante augmente, affirme Maxime Mori, président de la Fédération des Etudiants Francophone. Un étudiant sur deux travaille pour payer toutes ou en partie ses études. C’est une statistique qui est tout de même assez affolante."

Face à ce constat, la Fédération des Etudiants Francophones réclame aux autorités politiques davantage de soutien financier.

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