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Vidéo choc: les chevaux à destination du marché belge maltraités avant l'abattage

 
 

L'organisation de défense des animaux GAIA a présenté, jeudi, une enquête, menée fin 2010, sur la maltraitance des chevaux en Argentine. La Belgique importe 33.000 tonnes de viande chevaline par an, dont 7.000 en provenance d'Argentine (premier exportateur mondial).

L'association dénonce les cas de maltraitance pendant et après le transport vers les abattoirs: abcès, coups de fouet, morsures de chiens, blessures contaminées, amaigrissement, décharges électriques et marquages au fer rouge (pratique interdite en Belgique).

"Un des chevaux avait une jambe arrière cassée. Le membre brisé était ballotté; seules les chairs le raccrochaient au reste du corps. En Belgique, un cheval souffrant d'une jambe brisée ne peut être transporté à l'abattoir et doit être euthanasié car impropre à la consommation humaine", rapporte Gaia.

L'organisation fustige également les problèmes de vols de chevaux et de traçabilité, pourtant exigée par l'Union européenne au cours des 6 mois précédent l'abattage, afin de certifier l'absence de traitements médicamenteux. Une simple déclaration sur l'honneur fait néanmoins foi en Argentine.

Les abattoirs Lamar, Entre Rios, Indio Pampa et Raul Aimar fournissent Equinox, Chevideco et Velga qui approvisionnent à leur tour Carrefour, Renmans, Intermarché, Champion, Delhaize et Match.

Gaia demande aux supermarchés belges de cesser la commercialisation de viande chevaline en provenance d'Amérique latine et de s'approvisionner de manière plus locale.

L'année dernière, Gaia avait dressé un constat semblable pour les chevaux du Brésil et du Mexique. Les grandes surfaces belges avaient alors décidé de ne plus vendre de viande chevaline en provenance de ces pays.


 

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