En ce moment
 
 

Vincent se lance le défi d'aller travailler en Flandre : la langue ne représente plus une barrière pour certains employeurs

La Wallonie comptabilise actuellement 200.000 chômeurs. La Flandre est, elle, quasi en plein emploi. Le Nord du pays est donc un terrain de recherche idéale pour les travailleurs du Sud qui sont de plus en plus nombreux à postuler de l'autre côté de la frontière linguistique. Trouver des candidats bilingues ne serait d'ailleurs plus une priorité pour les employeurs flamands.

Nombreux sont les wallons à tenter leur chance au Nord. C'est le cas de Vincent, à 44 ans, il a laissé un job dans le secteur automobile pour un nouveau challenge en Flandre. Lorsqu'on lui demande de dire quelques mots en flamand, il confie : "Non pas encore, malheureusement mon flamand est vraiment très limité. Je le comprends mais je ne sais pas le parler." Il s'agit là d'un défi supplémentaire.

Aprrès un premier contact avec son futur employeur, il prend la route pour se familiariser avec les bases du métier. Direction Genk, à une demi-heure de trajet dans une entreprise spécialisée dans le traitement des eaux. Vincent est tout de suite dans le bain à l'aise. Dans cette entreprise, 60 % du personnel est néerlandophone. 

Le compétences priment sur la langue

Jasper en fait pas parti. Aujourd'hui il est chargé de d'écoler Vincent. Un débit soutenu et beaucoup de vocabulaire en flamand. Un jargon qui viendra avec le temps. Au total 51.000 Wallons travaillent en Flandre, parmi eux 28.000 demandeurs d'emploi. Les patrons du Nord peinent à trouver des candidats qui répondent à tous les critères idéaux. "Là où dans le temps on posait beaucoup de critères entre autres les langues, aujourd'hui on est déjà très contents si on trouve déjà le bon candidat qui a un bon background technique que nous allons parfaire par notre activité", explique Patrick Parfondry, le responsable de la nouvelle entreprise de Vincent.

Pas indispensable mais préférable

Pour 80 % des offres d'emploi diffusées par l'Office wallon de la formation professionnelle et de l’emploi (Forem), le bilinguisme n'est même plus exigé, même si c'est un plus pour être choisi. Ainsi, il organise pas moins de 120.000 heures de cours de néerlandais par an. Selon Marie-Kristine Vanbockestal, administratrice générale du Forem, "le néerlandais n'est pas indispensable pour aller travailler en Flandre mais si vous souhaitez quand même vous installer dans l'entreprise en faire un projet professionnel il est quand même recommandé d'apprendre le néerlandais pour communiquer avec vos pairs."

Quant à Vincent six mois de formation s'offrent à lui dans cette entreprise avant, il l'espère, une prolongation de contrat.

Vos commentaires