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Voici les dangers que les cyclistes affrontent chaque jour sur la route (vidéo)

Hier, nous évoquions ces incidents à Liège entre la police et les membres d'une association de cyclistes réclamant un meilleur partage de l'espace public au profit des deux roues. A la suite de ces tensions, nous nous sommes intéressés au quotidien de ces cyclistes. Ceux-ci affrontent chaque jour les dangers de la route. Quelles sont précisément leurs revendications ? Vincent Jamoulle et Julien Raway signent ce reportage pour le RTL INFO 19H.

L’année dernière, sur les routes wallonnes, 13 cyclistes ont perdu la vie, 59 ont été blessés gravement. A Bruxelles, en 2016, deux décès sont survenus, et 25 personnes ont été grièvement blessées. Alors que les accidents diminuent pour tous les autres moyens de transport, ils restent stables pour les cyclistes. La vieille rivalité entre voitures et deux roues est encore tenace. "Les cyclistes ? C’est un danger parfois monsieur, je m’en méfie très fort", commente une automobiliste.


 "Il y a tellement de voitures et avec 90% des gens il n’y a vraiment aucun problème, mais il suffit de quelques pourcents et voilà. J’ai déjà eu fort peur, je suis déjà tombé quelques fois"
, dit un cycliste.


 
Notre équipe est partie sur la route à vélo avec une caméra embarquée. Les pistes cyclables se déclinent en petits morceaux, et s’arrêtent brutalement, quand elles ne sont pas occupées par des véhicules en stationnement. Souvent, les voitures passent beaucoup trop près, alors que l’écartement réglementaire, c’est 1m50. Les cyclistes, non plus, ne respectent pas toujours les règles.



De plus en plus de voitures et d’embouteillages, mais aussi de plus en plus de cyclistes : parfois, ça dérape. Vendredi dernier, une association de cyclistes réclamait un partage de l’espace public plus favorable aux deux roues.

"A qui donne-t-on l’espace en priorité ?"

Ces incidents ne devraient-ils pas se transformer en une invitation à un vrai changement dans les grandes villes francophones ? "C’est un manque de vision, c’est-à-dire que les villes qui se développent, qui sont durables, ont toutes eu à un moment donné un choix cornélien à faire, à qui donne-t-on l’espace en priorité ? Normalement, les villes qui l’ont fait et qui s’en portent beaucoup mieux maintenant, ont d’abord donné l’espace aux piétons, puis aux vélos, puis aux transports en commun, et après, à la voiture individuelle", estime Luc Goffinet, chargé de mission au GRAQ (les cyclistes quotidiens).

Amsterdam, Copenhague ou Zurich par exemple ont réussi ce genre de mutation.

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