En ce moment
 

600.000 animaux "cruellement sacrifiés" chaque année: des militants devant l'Université de Namur pour dénoncer l'expérimentation animale

A l'initiative de l'ASBL Suppression des Expériences sur l'Animal (SEA), une vingtaine de militants ont mené ce jeudi après-midi une action de contestation devant l'Université de Namur. Dénonçant les expériences menées sur des animaux dans les universités et les laboratoires privés, ils demandent au ministre wallon du Bien-être animal, Carlo Di Antonio, de prendre des mesures.

Selon l'ASBL, 600.000 animaux sont "cruellement sacrifiés" chaque année en Belgique et près de 90% de la recherche biomédicale - en grande partie réalisée sur des animaux - n'apporterait pas de résultats.


"70 millions d'années d'évolution nous séparent des souris"

"On nous fait croire que nous sommes comme des souris alors que 70 millions d'années d'évolution nous séparent d'elles", s'insurge Solange T'Kint, administratrice de SEA. "Il faut que les choses changent."

Si leur souhait est de voir l'expérimentation animale totalement interdite, les militants demandent au ministre Di Antonio d'introduire d'urgence de nouvelles règles au code wallon du Bien-être animal, adopté en octobre dernier. "Les commissions d'éthique qui sont censées protéger les animaux de laboratoire sont composées essentiellement d'expérimentateurs, les répertoires reprenant le nombre d'animaux sont également tenus par eux, ce n'est pas acceptable", regrette M. T'Kint.


"Aujourd'hui, nous demandons au ministre de faire face"

"Ce ne sont là que deux exemples, il y a encore beaucoup de choses à améliorer." "M. Di Antonio avait tenu compte de nos demandes en élaborant le code mais il a fait machine arrière face aux pressions", ajoute-t-elle. "Aujourd'hui, nous lui demandons de faire face".

Joséphine Muller, une biologiste proche de l'ASBL, rappelle que d'autres solutions existent. "La recherche tissulaire, l'informatique et les modèles en trois dimensions sont de réelles alternatives, il faut aller dans ces directions", demande-t-elle.

Vos commentaires