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Des bénévoles s'activent en Wallonie et à Bruxelles pour protéger les batraciens qui migrent pour pondre

Des bénévoles s'activent en Wallonie et à Bruxelles pour protéger les batraciens qui migrent pour pondre

Des opérations de sauvetage des batraciens ont lieu un peu partout en Wallonie et à Bruxelles sous la houlette de l'association Natagora. Près de 200 sites sont aménagés pour protéger ces animaux lorsqu'ils traversent les routes. C'est l'un des plus grands dangers alors que la période de reproduction va bientôt démarrer. Exemple à Court-Saint-Étienne où les bénévoles ont bravé la pluie et le vent pour installer un barrage.

Au pied d’une jonquille, une grenouille rousse, premier batracien à se réveiller. La nature sort de l’hiver: 11 degrés, des nuits moins fraîches, de la pluie. Voici venu le moment de quitter le bois pour prendre le chemin vers le plan d’eau en contrebas. Leur lieu de naissance.

"C'est comme le tortues qui reviennent pondre sur les plages où elles sont nées. C'est la même chose avec les batraciens: normalement ils reviennent systématiquement là où ils sont nés. Ils ne vivent pas dans un territoire extrêmement large autour de la mare où ils sont nés. Ils peuvent partir peut-être jusqu'à un kilomètre", explique Stéphane Vanoycke, bénévole de l’association Natagora.

Le kilomètre de tous les dangers. Car ces animaux croisent nos routes. L’homme leur creuse des tranchées, installe des barrages et des seaux pour sécuriser leur traversée qui se fera à pied. Les automobilistes sont aussi invités à limiter leur vitesse.

"30 km/h c’est le mieux parce que ça évite aux animaux de se faire aspirer sous les voitures et tuer sur le coup", détaille Aurélie Robise, référente batraciens pour le Brabant wallon de l'association Natagora. 

Matin et soir, une dizaine de bénévoles vont se relayer pour les traversées. Durant 1 mois, les batraciens ont un rôle important dans la nature et donnent de beaux coups de pouce aux jardiniers. "Ce sont des prédateurs. Ils vont se nourrir d’une panoplie de petits insectes. Parfois des insectes que l’on n’apprécie pas trop : moustiques, mouches. Mais également des limaces, ce qui permet de limiter les dégâts au potager", explique Aurélie Robise.

"Même si on pense que les crapauds communs, les grenouilles, sont des animaux relativement communs, leurs populations sont quand même en diminution et ce sont des animaux protégés", ajoute Stéphane Vanoycke.

L’an dernier à cet endroit, 2000 batraciens ont été aidés à migrer en toute sécurité. Au total: 100.000 par an, en Wallonie et à Bruxelles.

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